Au moment du vote, le quorum n'était plus atteint.

Les espoirs étaient grands mais les résultats n'ont clairement pas été à la hauteur. Ce jeudi dès 7 heures, ils étaient encore des dizaines à s'être rassemblés devant l'intercommunale IDEA, rue de Nimy, pour accueillir les administrateurs du conseil d'administration et, surtout, sollicité de leur part une position tranchée et définitive dans le dossier Clarebout.

Les riverains attendaient beaucoup de ce CA et notamment que l'intercommunale retire le droit de préférence octroyé en septembre 2018 à l'entreprise. Ce droit de préférence lui donne la priorité pour développer son projet (pour rappel, la construction d'une usine à frites) sur le site convoité et donc pour mener les démarches nécessaires, notamment l'étude d'incidence.

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Les représentants de Clarebout avaient justement fait le déplacement pour présenter au conseil le projet tel que ficelé actuellement, tandis que dans la rue, la mobilisation se poursuivait. “ Nous avons attendu plusieurs heures pour finalement apprendre que nous n'allions pas être reçus à l'issue du conseil, comme cela avait été prévu ”, regrette Jean-François Adam au nom du comité de riverains.

En réalité, le quorum n'était plus atteint au moment du vote. “ Les administrateurs sont partis les uns après les autres. Ils ont patiemment écouté les représentants de Clarebout exposer leurs ambitions, vanter leur projet mais lorsqu'il a été question de prendre ses responsabilités, il n'y avait plus personne. Si nous n'avions pas décidé de malgré tout rentrer dans le bâtiment, nous n'aurions même pas été tenus au courant. C'est du foutage de gueule.”

Pour le comité mobilisé depuis des mois, c'est un coup dur. Mais pas question pour autant de baisser les bras. “C'est un manque de respect de la part des élus qui nous représentent et pour lesquels nous votons. Mais nous restons mobilisés, d'autres actions seront encore entreprises d'ici le 26 mai prochain, jour des élections. Nous nous adresserons également à la Région wallonne.”

De son côté, Clarebout maintient fermement sa volonté de s’implanter dans le Hainaut. “Nous voulons nous ancrer dans la région avec un projet positif, qui, nous en sommes persuadés, peut être respectueux des riverains et de l’environnement”, insiste Jan Poté au nom du groupe. “Nous convoitons toujours le site de Frameries mais le site de Feluy est toujours dans la course, alors que ceux de Dour, Tertre et Ghlin ont été éliminés pour différentes raisons.”

Dans l’attente, l’étude de faisabilité se poursuit. “Nous tenons compte des éléments et des craintes qui nous sommes répercutées. Dès que l’étude sera bouclée, nous communiquerons largement mais nous ne voulons pas le faire précipitamment.” Le groupe espère pouvoir présenter ses résultats d’ici la mi-juillet au maximum.