Borinage

Le Dour Festival indique vouloir être un acteur dans le changement des comportements.

Coup de tonnerre sur la 31e édition du Dour Festival. Vendredi matin, nous apprenions que trois plaintes avaient été déposées pour viol. Trois plaintes qui font à présent l'objet d'instructions judiciaires. Ces faits surviennent alors que cette année, le Dour Festival lançait une campagne contre le harcèlement et déployait un espace de soutien et d'accueil psychosocial.

La direction du Dour Festival et la Croix-Rouge réagissent aux plaintes pour viol, soulignant qu'avec la sécurité et la prévention toujours mises en avant plan, l’aspect de la prise en charge des victimes fait également partie d’une réflexion approfondie.

Les récents faits signalés, qui se sont produits ces dernières 48h, démontrent l’importance de la chaîne de prévention-accompagnement mise en place par le Dour Festival. "Les victimes ont été directement prises en charge par notre cellule d’accompagnement spécialisée", explique Damien Dufrasne, directeur du festival. "Malgré les nombreuses initiatives mises en place en matière de prévention et de sécurité, nous déplorons que des agressions de ce type soient signalées. Nous continuerons à œuvrer pour prévenir et éviter ce type d’agressions et prendrons toutes les mesures nécessaires en ce sens. Il est fondamental que les comportements et les mentalités évoluent et le Dour Festival veut être un acteur dans ce changement."

L'organisation du festival rappelle l'important dispositif de sécurité qui a été mis en place pour cette 31e édition avec plus de 1000 policiers, 300 représentants de la Croix-Rouge et de nombreux agents d’accueil qui se relaient 24h sur 24 sur le site pour assurer la sécurité et le suivi médical de plus de 50.000 festivaliers chaque jour. Un commissariat a également été installé sur le site pour gérer les différentes problématiques et enregistrer plus efficacement les plaintes. Aujourd'hui, les trois dossiers transmis par la zone de police des Hauts-Pays font l’objet d’une instruction judiciaire.

Les victimes de viol ne peuvent évidemment en aucun cas être tenues responsables du drame subi. Le travail doit continuer pour faire évoluer les mentalités, à Dour et partout ailleurs dans la société. Un travail de longue haleine. En attendant, les organisateurs rappellent l’importance aux festivaliers d’être attentifs et de veiller sur leurs amis, d’appliquer des règles de base pour leur sécurité personnelle et de respecter en toutes circonstances les principes de respect, de consentement et de tolérance. "À ce stade, nous laissons la justice faire son travail et nous resterons attentifs aux suites données à ces dossiers de plainte", conclut l'organisation du Dour Festival.