Le projet est mené pour la première fois à la Sainte-Union, dans une classe de 6e TQ.

Si la théorie est essentielle à la découverte et à la maîtrise de concepts, la pratique l’est tout autant. L’institut La Sainte-Union, à Dour, l’a bien compris et a donc décidé de permettre à ses élèves de se confronter à la réalité du monde du travail. Pour la première fois cette année, des élèves de 6e technique de qualification en comptabilité ont créé leur propre entreprise virtuelle.

Pour eux, il s’agit d’assurer la gestion d’une entreprise de vêtements de travail en se confrontant à une série de tâches, de fonctions ou encore de départements. "Les élèves se concentrent sur ce projet à raison de deux demi-journées par semaine", explique Manu Bortolin, directeur de l’établissement scolaire. "Au-delà des exercices pratiques qui peuvent déjà être dispensés en classe, ils se confrontent à la réalité, même si tout reste virtuel."

Bon de commande, stock, comptabilité, vente,… Les enseignements sont nombreux. "Le Bleu Sarrau, avec qui nous collaborons depuis de nombreuses années pour la fourniture de vêtements pour nos options aide-soignant et aide-familiale, est notre entreprise marraine. Les élèves qui participent au projet se basent sur leur fonctionnement pour mener leur propre expérience." Une expérience qui a par ailleurs bénéficié du soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles via une subvention et qui a attiré l'attention de la députée-bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant (MR), récemment venue rendre visite à la classe.

"Nous avons aménagé un local spécifiquement pour ce projet. Les élèves disposent ainsi de leur espace pour travailler. Ils ont aussi la possibilité d’entrer en contact avec d’autres établissements, également inscrits dans ce projet d’entreprise virtuelle. Pour nous, il s’agit d’une première mais si nous souhaitons continuer ce projet à l’avenir, il nous faudra probablement faire appel à des sponsors."

Notamment pour permettre le déplacement des étudiants puisque ceux-ci ne se sont pas contentés de rester enfermés dans une classe : après avoir participé à une foire à Liège en tant qu’exposants, ils préparent une deuxième foire, du côté de Malines cette fois, à l'horizon mars 2020.