Borinage

Des délégations de jeunes seront reçues par Vincent Loiseau et Carlo Di Antonio

Ils sont des milliers, chaque semaine, à descendre dans les rues pour réclamer une autre politique climatique. À Bruxelles, à Namur, en Flandre ou plus récemment à Mons, les jeunes donnent de la voix. D’ici quelques jours, le 15 mars plus exactement, ce sont les rues de Dour qui seront prises d’assaut par les élèves des écoles primaires et secondaires, tous réseaux confondus.

Au total, ce sont 1270 jeunes de l’enseignement secondaire (70 du réseau officiel, 1200 pour le réseau libre) et un peu moins de 200 élèves de l’enseignement primaire (151 pour le réseau communal, 140 issus du réseau libre) qui devraient manifester sur un parcours balisé d’environ 4,5 kilomètres, encadré par la zone de police des Hauts-Pays.

À l’issue de cette mobilisation qui prendra fin sur la Grand-Place de Dour, une délégation d’élèves de chaque école participante pourra exprimer ses souhaits en matière de lutte contre le réchauffement climatique face au bourgmestre de Dour, Vincent Loiseau, et au ministre de l’environnement et de la transition écologique, Carlo Di Antonio.

« Ce genre d’initiative est à saluer. En tant que ministre de l’environnement, je ne peux qu’apprécier ces manifestations qui rendent les choses un peu plus simples : je constate que certaines propositions passent bien plus facilement aujourd’hui qu’hier. À titre d’exemple, la semaine dernière, j’ai pu faire passer un point pour l’interdiction d’emballage de publicités et de cartes plastifiées à but commercial au gouvernement alors qu’il y a un an, le secteur y était fermement opposé ou proposait des délais d’entrée en vigueur extrêmement longs », commente le ministre.

La pression mise sur le monde politique et sur les différents secteurs industriels semble donc porter ses fruits. « Le débat avec les jeunes est intéressant et il me tient personnellement à cœur de le permettre. J’axerai mon échange autour de deux principes : le premier, c’est de continuer à mettre la pression sur les élus. La deuxième, de voir ce qu’il est possible de faire au quotidien, individuellement, pour aider la planète. »

Car souhaiter des mesures fortes sans les appliquer à soi-même n’aurait pas de sens. « Il y a des choix à faire en matière de recyclage, d’alimentation, de transport,… Mon message sera notamment celui-là : ne venez pas en voiture si vous habitez à 800 mètres de l’école ! Un tas de petites choses peuvent aisément être mises en place. Les jeunes doivent aussi en être conscients. » Si la Wallonie tente de mettre un coup d’accélérateur pour limiter l’utilisation du plastique, les efforts doivent être importants et généralisés : la marche pour le climat ne sera donc efficace que si des actions concrètes en ressortent.