C’est l’incompréhension pour Chrystelle Brunin. Il y a quelques jours, elle découvrait avec stupeur que le lieu aménagé par son fils et ses copains à leurs heures perdues avait été totalement saccagé. Les installations prenaient pourtant place au cœur d’une propriété privée, à Dour, et ne dérangeaient dès lors personne. Aujourd’hui, la maman tente de recueillir des témoignages permettant d’identifier l’auteur de cet acte de vandalisme.

"C’est un endroit qui est vraiment cher au cœur de ces jeunes", explique Chrystelle Brunin. "Ces jeunes ont passé énormément de temps à l’aménager, à y entreprendre quelques petits travaux pour que ce soit un lieu de rassemblement confortable pour tous. Ils récupéraient des tables, des chaises, des fauteuils,… Ils y avaient même installé un barbecue. Il leur est déjà arrivé d’y installer des tentes afin de dormir sur place."

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Pendant tout un temps, le lieu était resté quelque peu à l’abandon. "C’est un terrain qui appartient à notre famille depuis plusieurs générations. Moi-même, étant enfant, j’y ai passé beaucoup de temps, tout comme mon frère. Nous étions heureux que les jeunes prennent le relais pour y développer quelque chose de chouette. Mais visiblement, tout dérange. Ce n’est pas la première fois que nous constatons des faits de vandalisme, mais cela n’avait jamais eu une telle ampleur."

Un témoin aurait visiblement aperçu un engin agricole quelques heures avant la destruction du hangar. "On ne peut accuser personne, nous espérons obtenir davantage d’informations, même si l’on se dit qu’il est probable que les dégâts aient été commis à l’aide d’un véhicule, par exemple un tracteur. Une plainte a en tout cas été déposée. On espère désormais pouvoir récupérer des matériaux afin que ces jeunes puissent reconstruire leur repère."

Là encore, un appel à la solidarité est lancé : tôle, clôtures, matériaux en bois ou en plastique,… Les jeunes sont preneurs de tout ce qui pourrait leur permettre de repartir de zéro, ou presque, afin d’à nouveau profiter d’un endroit bien à eux.

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