La chapelle de Cocars va-t-elle récupérer ses obiits? L'asbl ARC a en tout cas remis la main sur des tableaux très anciens, certains datent du 18e siècle. Et elle souhaite pouvoir les faire restaurer pour habiller la chapelle qui est devenue un lieu de mémoire locale.

À ne pas confondre avec Frodon et ses amis, les obiits qui nous occupent ici sont des armoiries funéraires. "Vers 2015, la chapelle a été rénovée et avant le lancement des travaux, notre asbl avait pris soin de retirer ces obiits pour les stocker", indique Stephen Zincke, directeur-animateur de l'asbl ARC. "Nous n'avons pas dû chercher longtemps pour remettre la main dessus, mais nous ne savions pas trop dans quel état nous allions les retrouver. Finalement, nous avons 14 belles pièces, très lourdes. Ce sont des peintures sur bois qui font 1m20 de côté, donc c'est très impressionnant. Ce sont des marques de décès des familles nobles de Dour, chacun d'entre eux raconte une histoire différente."

Mais les obiits de la chapelle de Cocars n'ont pas été épargnés par le temps. Une seconde jeunesse s'impose. "Le plus ancien date de 1795, ce n'est pas de la gnognotte! Mais le bois est vérolé et poussiéreux. Ils ont été longtemps exposés à la lumière. Il faudrait les restaurer, mais nous n'avons pas l'expertise nécessaire pour mener un tel travail", confesse Stephen Zincke. "Nous avons donc contacté la direction générale du patrimoine de la Région wallonne. L'historien avec qui nous avons eu des échanges a indiqué que les obiits présentaient un intérêt certain. Dans les six mois, nous aurons une réunion avec la commune de Dour et l'Institut royal du Patrimoine qui estimera l'intérêt patrimonial des obiits. Au terme de cette réunion, nous saurons si nous pouvons introduire une demande de subside pour les restaurer. L'idée serait de pouvoir les raccrocher aux murs de la chapelle qui est très belle depuis qu'elle a été rénovée, mais qui est un peu vide à l'intérieur."

© D.R.