Le tribunal correctionnel de Mons a prononcé, lundi, des peines de cinq et trois ans de prison contre un homme et une femme poursuivis pour traitements inhumains et coups à l'égard de jeunes enfants à Colfontaine. Il s'agissait de la grand-mère et de l'oncle des victimes. Les peines sont assorties d'un sursis simple de cinq ans pour ce qui excède la détention préventive. 

Le 9 janvier 2018, l'institutrice de l'un des enfants avait remarqué des traces de coups et de brûlures sur le corps du bambin, qui avait des troubles du comportement et des difficultés dans ses relations avec les autres. L'enfant avait parlé des punitions que ses frères et lui subissaient, ce qu'ont confirmé ces derniers. Les cinq enfants ne voyaient plus leur père et leur maman les avait placés chez sa mère en accord avec le service de la protection de la jeunesse (SPJ). D'autres personnes sont ensuite venues s'installer dans la petite maison, composée de deux chambres.

À un moment, quinze personnes au total y vivaient, en compagnie de cinq chiens, dans des conditions très précaires. Pour le ministère public, la violence a augmenté avec l'arrivée de l'oncle des victimes, lequel aurait dressé un chien pour faire peur aux enfants, terrorisés par cet animal agressif. Le 18 novembre 2019, deux enfants avaient été placés en IPPJ par le tribunal de la jeunesse pour des faits de violence à l'égard de plus jeunes enfants. L'un d'eux avait tenté de mettre fin à ses jours, lassé par les horreurs qu'il avait subies et qu'il avait infligées à ses frères.