Ce dimanche 14 mars marque le triste anniversaire de la première fermeture de l’Horeca. Après une année cauchemardesque, les travailleurs du secteur n’aperçoivent toujours pas le bout du tunnel. Eric Fernez, chef baudourois bien connu dans la région, craint d’ailleurs le pire pour ses restaurants.

Le manque de perspectives inquiète particulièrement Eric Fernez. "Plus les jours passent plus je vois un avenir sombre", affirme-t-il. "Cela fait des mois que l’on annonce des éventuelles reprises pour le secteur pour finalement toutes les repousser. La date du premier mai a dernièrement été annoncée mais les chiffres qui repartent à la hausse me font craindre un nouveau report".

Le restaurateur en a également après les aides gouvernementales, insuffisantes pour prendre en charge toutes les dépenses. "Les primes que l’on reçoit sont clairement insuffisantes et disproportionnées", constate-t-il. "Je possède trois restaurants mais je ne reçois les primes que pour un seul établissement. Ces aides ne prennent pas non plus en compte le chiffre d’affaires annuel ni le nombre de personnes engagées dans les établissements. La disparité entre les régions est également incompréhensible".

Eric Fernez ne voit donc pas d’un bon œil l’avenir d’autant plus que les problèmes financiers ne seront pas seuls. "Il me faudra deux ans de travail acharné pour compenser les pertes de la crise sanitaire", déplore-t-il. "En plus de cela, je vais surement devoir faire face à un problème de personnel. Certains, qui étaient en chômage économique, ont trouvé du boulot ailleurs et d’autres ont déjà réservé leurs vacances les rendant indisponibles pour la future réouverture".

Bien conscient de la gravité de la situation actuelle, Eric Fernez ne veut évidemment pas d’une réouverture précipitée qui mettrait en danger la santé de ses clients et de son personnel. Il espère néanmoins que le gouvernement mettra tout en place pour que l’ensemble du secteur Horeca ne sombre pas à cause de la crise sanitaire.