Tous les protagonistes n’ont pas encore été arrêtés et l’enquête se poursuit donc mais on apprend que trois mandats d’arrêt ont été délivrés, ce mardi soir, à l’encontre de trois personnes impliquées dans l’expédition punitive organisée à Quaregnon, rue Paul Pastur, dans la nuit de samedi à dimanche. Un jeune d’origine Kurde avait été littéralement passé à tabac, dans son propre appartement, par un groupe composé de huit personnes d’origine turques.

La victime avait dû feindre la mort pour que les agresseurs cessent les coups et quittent les lieux, après quoi il avait pu trouver de l’aide et être pris en charge médicalement. Le jeune Kurde souffrait d’une commotion cérébrale et de multiples hématomes, à tel point que son visage est totalement déformé. Particulièrement angoissé à la suite de ces événements aussi dramatiques que révoltants, ce dernier a préféré quitter son emploi et la région pour se réfugier chez des proches.

Selon les premiers éléments de l’enquête, le conflit interculturel ne fait pas le moindre doute. Les agresseurs s’en seraient pris à leur victime à la suite de la publication d’une vidéo sur les réseaux sociaux. Ses propos n’auraient pas plu et l’expédition punitive aurait alors été mise sur pied. Dans la commune de Quaregnon, ces faits suscitent évidemment l’indignation et l’inquiétude de toute une communauté.

"La communauté turque prend cette histoire très au sérieux", précise le bourgmestre de Quaregnon, Jean-Pierre Lépine (PS). "Une réunion a été organisée lundi soir par les forces vives de cette communauté afin d’apaiser les esprits. J’en ai été prévenu et ai assuré que je me tenais à leur disposition en cas de besoin." À ce jour, le bourgmestre ne connait pas l’identité des trois personnes interpellées ce mardi soir. L’enquête est loin d’être clôturée, d’autres auteurs étant toujours activement recherchés.