Borinage

Des avis juridiques sont actuellement pris avant d'envisager une réaction

Ce vendredi, le collectif la Nature sans Friture, opposé à l’installation du groupe Clarebout à Frameries, apprenait que le frigo nouvellement construit était désormais exploité. Il n’en fallait pas plus pour que la machine soit relancée et que de nouvelles démarches soient entreprises, tant du côté de l’administration communale de Frameries que du côté de la Région wallonne.

"Les décisions ne peuvent pas être prises au niveau communal", explique Florence Van Hout (MR), bourgmestre faisant fonction en l’absence de Jean-Marc Dupont. "Avant son départ, le bourgmestre a demandé le passage de la police de l’environnement, nous attendons désormais un retour de la Région wallonne pour voir ce qu’il y a lieu de faire."

Il faudra probablement quelques jours encore pour qu’une décision ne soit prise. "L’exploitation des infrastructures va être consignée dans un rapport officiel. C’était la première chose à faire", confirme Carlo Di Antonio (cdH), ministre de l’environnement. "Il faut désormais que l’on prenne tous les avis juridiques en compte. Ce n’est que sur cette base que l’on verra comment réagir."

Pour le ministre cependant, il apparaît clairement que le groupe ne peut exploiter l’outil. "La décision du tribunal lui a permis de terminer la construction, nullement de l’utiliser. Une demande de permis a d’ailleurs été introduite récemment pour régulariser la situation. C’est selon moi la preuve que le groupe n’a, à cette heure-ci, pas de permis entre mains. Sinon à quoi bon entreprendre cette procédure?"

Toujours est-il qu’aucune démarche ne doit être initiée à la légère. "Le groupe semble être prêt à s’exposer à des amendes. De notre côté, nous devons nous montrer prudents. Il ne s’agit pas de prendre des mesures disproportionnées, comme faire procéder à la destruction de produits, si en face, les arguments juridiques sont valables."

En d’autres termes, patience. La police de l’environnement et le DPA, le département des permis et autorisations, doivent se pencher sur le dossier. Un dossier qui continue à susciter de vives tensions: les riverains espèrent faire cesser le plus rapidement possible l’exploitation du frigo, alors que le groupe Clarebout estime être droit dans ses bottes.

Rappelons que la Région wallonne avait décidé d’aller en recours après que le tribunal civil de Mons ait pris la décision de ne pas suivre l'avis de la Région wallonne (qui avait donc recalé le permis frigo) et de permettre au groupe de poursuivre les travaux.