Pour la bourgmestre, il n'était plus question d'investir dans une infrastructure vétuste.

Pour les autorités communales de Boussu, ne pas rouvrir la piscine de Boussu-Bois était la seule décision à prendre. Il n’était en effet pas question de continuer à investir dans une infrastructure vétuste, qui ne présentait plus les conditions optimales de sécurité pour l’accueil des sportifs. D’importantes sommes ont pourtant déjà été dépensées ces dernières années pour maintenir l’outil.

"Je ne suis pas technicien, le collège communal non plus", explique Jean-Claude Debiève (PS), bourgmestre. "Nous lancions des appels d’offre, la société intervenait et nos services réceptionnaient le chantier parce que tout était en règle. Il fallait quelques mois pour que l’on s’aperçoive de la présence de trous, de fuites,… Et ce alors que le travail était bien fait ! Cette piscine est trop vieille, le socle est défectueux. Il fallait cesser d’injecter des milliers d’euros chaque année et agir en bon père de famille !"

La construction d’une nouvelle piscine est donc toujours la solution privilégiée. "Nous ne voulons pas mettre un pansement sur une jambe de bois mais offrir aux citoyens une infrastructure de qualité. Il faut repartir de zéro, construire du neuf. Pour cela, il faut de l’argent : nous espérons pouvoir travailler en intercommunalité et ainsi obtenir un subside. Quelques contacts informels ont été pris, je tenterai de réunir tout le monde autour de la table dans les prochains jours."

Tout le monde, c’est-à-dire les bourgmestres des communes voisines telles que Dour, Hensies, Quiévrain ou Honnelles. "De nombreux nageurs ne viennent ni de Boussu, ni d’Hornu. Ce serait pour moi la meilleure des solutions mais il faut poser les conditions et chiffrer le projet. Nous pourrions aussi envisager un partenariat public-privé. Ce sont des pistes à étudier. Nous sommes unanimes : il faut trouver une solution. Mais seul, ce ne sera pas possible."

Rien n’est donc joué. Mais une structure des plus modernes est en tout cas souhaitée.