Borinage

La police multipliera les contrôles tout au long du festival.

Tout n’est pas permis en festival ! C’est le message que souhaitait faire passer la police dès ce premier jour. Comme annoncé, les effectifs mobilisés sont importants et sont entrés en action dès les premières heures ce mercredi. D’abord pour permettre aux festivaliers de rejoindre le site en toute sécurité, et ensuite pour organiser les premiers contrôles.

"Nous sommes en route depuis 6 heures du matin. Notre mission première était de gérer la circulation puisqu’une vingtaine de milliers de festivaliers ont déjà rejoint le site, en voiture ou en train, ce qui a forcément eu quelques impacts sur la mobilité", soulignait en fin d’après-midi Patrice Degobert, chef de corps de la zone de police des Hauts-Pays.

Avec des festivaliers pressés de rejoindre le camping et le site à proprement dit du festival quelques heures plus tard, la vigilance était de mise. "Nous avons procédé aux premiers contrôles afin de saisir les objets interdits et les produits stupéfiants. Nous avons procédé à quelques prises mais les quantités n’étaient pas particulièrement importantes."

Toujours est-il que la tolérance est égale à zéro. "Tolérance ne veut pas dire autorisation. Beaucoup ne connaissent pas la législation. La drogue, sous toutes ses formes, reste interdite et dangereuse. Notre objectif, c’est que la fête reste la fête, et qu’aucun débordement ou drame ne soit à déplorer. Nous sommes conscients que l’on ne pourra pas tout trouver mais faites-nous confiance, on cherchera bien !"

Pour mener à bien cette mission, la police locale peut compter sur les renforts de la police fédérale. Un appui aérien, des drones et des caméras de surveillance viennent appuyer le travail des policiers sur le terrain. "La consommation de produits stupéfiants reste une problématique importante. L’aide du chien-drogue est précieuse en ce sens", précisait Laurent Coucke, commissaire divisionnaire et directeur coordonnateur pour le Hainaut.

Ce mercredi, des dizaines de festivaliers ont en effet été sortis du site pour un contrôle opéré par le chien directement au sein du village policier. En ce premier jour, plusieurs festivaliers ont dû abandonner leur "marchandise", analysée directement sur le site du festival au sein d’un laboratoire spécialement installé pour l’occasion.