En juin dernier, la commune de Frameries franchissait un pas de plus en matière d’accessibilité grâce à l’installation d’un élévateur aux abords de l’administration communale. Ce dernier, destiné aux personnes dont la mobilité est réduite pour diverses raisons, ne sera malheureusement pas resté intact bien longtemps. En effet, l’un ou l’autre individu a jugé bon de s’attaquer au dispositif en détachant une partie de celui-ci.

"C’est malheureux et honteux", peste Arnaud Malou (PS), échevin en charge des travaux. "À peine installé, déjà abimé… Les assurances interviennent et les réparations viennent d’être entreprises. L’élévateur est donc à nouveau opérationnel mais sur le principe, nous ne pouvons pas laisser passer ce genre de chose. Trop, c’est trop ! On multiplie les efforts pour qu’il fasse bon vivre dans notre commune, pour que les citoyens profitent d’un maximum de services et tout est gâché par l’action de quelques-uns."

Une plainte a naturellement été déposée auprès des services de la zone de police boraine. "Nous espérons pouvoir identifier le ou les auteurs grâce notamment à l’analyse des images de vidéosurveillance de la caméra installée à l’entrée de la place, côté grand-rue. Selon la police, une bande de jeunes se regroupe régulièrement aux abords de la place et s’avère problématique. Il n’est pas de notre rôle de pointer du doigt mais nous espérons que le coupable sera identifié."

Ce n’est pas la première fois qu’un coup de gueule est poussé sur les réseaux sociaux. "C’est comme pour les incivilités et dépôts sauvages. De nombreux citoyens fournissent des efforts mais il y en a toujours qui restent hermétiques à tout travail de sensibilisation. Nous nous réjouissons de l’acquisition prochaine de six nouvelles caméras de surveillance. Elles seront mobiles et nous permettront de surveiller les points identifiés comme problématiques sur l’entité."

Malheureusement, la prévention ne fonctionne pas toujours et doit laisser place à la répression. Dans le cadre de ces dégradations contre l’élévateur, les assurances sont intervenues mais l’échevin rappelle qu’in fine, elles sont payées par les deniers publics. 33 000 euros ont été investis dans l’installation du dispositif.