Ils étaient au moins 300 à avoir répondu à l'appel

Ils étaient au moins 300 à avoir répondu à l’appel malgré les bourrasques de vent et la grêle. Les opposants au projet Clarebout avaient convié ce dimanche les autorités politiques locales à une visite guidée du site d’ores et déjà exploité par le groupe Clarebout mais sur lequel un nouveau projet pourrait voir le jour : la construction d’une usine destinée à la production de frites surgelées.

Du côté des politiques, l’invitation avait été acceptée par des bourgmestres, des échevins et des conseillers communaux PS, MR, Ecolo ou cdH de Frameries, Mons, Boussu, Colfontaine, Saint-Ghislain ou encore Jurbise. « Notre objectif aujourd’hui, c’est vraiment de conscientiser les élus à l’impact qu’un tel projet aura sur l’environnement et sur la population », explique Nathalie Trevisan, membre du comité  citoyen.

© EB

Certains avaient évidemment entendu parler du projet mais pour beaucoup, c’était une première sur le site. « Le fait de leur montrer ce qui existe déjà sur le site et de leur expliquer très concrètement à quoi ressemblera le paysage si Clarebout arrive à ses fins est important. Beaucoup comprennent que le site n’est en rien adapté à l’implantation d’une usine, notamment de par la proximité de plusieurs habitations. »

Pour Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre de Frameries, il est clair que la mobilisation citoyenne a permis de soulever de nombreuses questions. « Il était important d’être présent aujourd’hui, de saluer l’initiative des riverains car leurs inquiétudes sont légitimes », souligne-t-il. « Nous voulons leur rappeler que le collège communal est de leur côté, qu’une motion a été votée à l’unanimité pour que l’intercommunale IDEA trouve un site alternatif. »


Face aux riverains, après un peu plus d’une heure et demie de visite, le bourgmestre a annoncé que la majorité PS-MR s’opposait au projet tel que conçu actuellement et que les possibilités de déposer un recours pour suspendre les travaux de construction d’un frigo (déjà en cours) étaient toujours étudiées par un bureau d’avocats spécialisé en la matière.

Les riverains semblent donc avoir gagné un premier combat en ralliant à leur cause les élus locaux. Le processus suit désormais son cours. In fine, le collège communal devra émettre un avis avant de laisser la main à la Région wallonne. Du côté des citoyens, la pression sera maintenue : une présence sera assurée en fin de semaine lors de la marche pour le climat et au sein des prochains communaux de Frameries, de Mons et probablement de Quévy.