C’était un point qui lui tenait particulièrement à cœur, et il a été voté à l’unanimité par le conseil communal de Frameries. Maurane Hogne a en effet plaider pour que la commune puisse réunir les acteurs de terrain dans la perspective de réaliser, sur le territoire communal, des campagnes de sensibilisation et d’information autour des maladies féminines et de la précarité menstruelle, deux sujets malheureusement encore entourés de nombreux tabous.

La conseillère a également réclamé que les intentions dépassent les promesses et que des actions concrètes soient mises en place afin de lutter contre cette précarité menstruelle. "Les maladies gynécologiques restent largement méconnues alors qu’elles touchent une grosse fraction des personnes nées avec un utérus, puisque, à titre d’exemple, l’endométriose touche une femme sur dix", a rappelé Maurane Hogne.

"On rappellera qu’environ un quart de la population belge, dont plusieurs centaines de milliers de femmes sous le seuil de la pauvreté, sont concernées par les règles et que les maladies gynécologiques ont un coût et des conséquences. Les interventions ne sont pas toujours remboursées, les protections périodiques sont parfois impayables pour les femmes précarisées. Par ailleurs, une femme souffrant d’endométriose a 23 fois plus de risques de devoir s’absenter régulièrement du travail."

Pour la Framerisoise, il est plus que temps de briser les tabous autour des règles. "Les difficultés dans la gestion de l’hygiène peuvent avoir des conséquences dramatiques, en provoquant par exemple l’absentéisme scolaire et en mettant à mal les résultats scolaires des élèves concernés." Autant d’arguments qui sont parvenus à convaincre l’assemblée, qui s’est donc engagée à en faire plus.