Certains riverains regrettent déjà ces aménagements.

Nous le relations dans nos colonnes ce jeudi : à Frameries, l’entreprise chargée de construire des plateaux surélevés dans le quartier de Sars s’était trompée et avait débuté ceux-ci au niveau du carrefour formé par les rues César Depaepe et rue de Sars, et non comme prévu au niveau du carrefour formé par les rues César Depaepe, de la Maladrie et des Mineurs.

Ce qui avait inévitablement suscité la surprise des riverains, qui n’avaient pas été informés et qui n’avaient donc pas pu prendre leurs dispositions. Pour d’autres, l’étonnement était encore renforcé par la nature même des travaux entrepris. "À ma connaissance personne n’a demandé de tels travaux", s’étonnait une riveraine, qui regrette "une perte d’argent et de nouveaux désagréments", tandis qu’un autre confirmait qu’il n’y a eu "aucune concertation avec les riverains."

Renseignements pris, il s’avère en effet que les riverains n’ont pas été directement consultés. "Il n’y a pas eu de consultations citoyennes. Les citoyens ont voté pour une majorité. Il est désormais de notre devoir de monter des dossiers, de travailler dans l’intérêt collectif et d’agir de façon proactive, plus encore lorsqu’il est question de sécurité", explique Didier Draux (PS), échevin de la mobilité. "Si l’aménagement dont question provoquait des nuisances importantes, nous aurions agi différemment. Mais ce n’est pas le cas."

L’échevin, qui avait endossé le rôle de bourgmestre faisant fonction sous la précédente mandature, ajoute que plusieurs plaintes lui avaient été adressées. "Tout le quartier ne s’est pas plaint de la vitesse des automobilistes mais comme partout, certains constatent que la vitesse est parfois excessive dans les petites rues. Les budgets étaient disponibles et nous ne souhaitions pas attendre qu’il y ait un accident. C’est à ce moment là que l’on nous aurait reproché de ne pas avoir réagi."

Le quartier du Sars n’avait plus fait l’objet d’investissements depuis de longues années. "Certaines voiries et certains trottoirs sont en mauvais état. Ces travaux nous permettent de poser la première pierre d’autres investissements à venir, d’autant plus que nous allons redéfinir un périmètre de rénovation urbaine. Ces plateaux ralentisseurs, en plus de jouer un rôle préventif, créent des jonctions et nous permettront de travailler par tronçons."

L’échevin ne regrette donc nullement cette décision d’installer des plateaux surélevés, histoire de contraindre les plus pressés à lever le pied… Mais regrette par contre cette nécessité de tout justifier, même lorsqu’il est question de sécurité routière.