L’objectif est plus qu’atteint. En seulement 30 jours, Françoise Goval a parcouru 808 kilomètres. Le périple avait débuté depuis Saint-Sébastien (Espagne) pour se poursuivre sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle au profit de la recherche contre le cancer. La Framerisoise s’était initialement fixée comme défi de parcourir 700 kilomètres en un maximum de 40 jours. Autant écrire qu’aujourd’hui, cette dernière n’est pas peu fière de son exploit.

"C’est une expérience que je conseille sincèrement à tout le monde", annonce-t-elle. "Elle a été extrêmement positive et enrichissante, même si elle n’a jamais été facile. Mentalement, je savais que j’étais prête, et cela s’est confirmé tout au long du chemin. C’est le mental qui a pris le dessus et qui m’a permis de tenir sur la longueur, malgré des ampoules, des douleurs aux chevilles,… Je n’avançais pas nécessairement vite, mais j’avançais."

La quinquagénaire s’était lancée seule dans l’aventure. "Mais je n’ai finalement jamais été vraiment seule. J’ai rencontré énormément de personnes sur le chemin. C’est une vraie famille, tout le monde se parle, échange des conseils,… En fin de périple, j’ai moi-même pu faire profiter un groupe de jeunes de mon expérience. Il y a des choses à savoir lorsque l’on se lance ce défi. Il ne faut surtout pas oublier de manger et de boire, au risque d’avoir des crampes."

Avec quelques kilos en moins mais énormément de satisfaction, Françoise Goval profite désormais de quelques jours de repos bien mérité avant de reprendre le chemin de la Belgique… En voiture cette fois, et aux côtés de son compagnon. "Si c’était à refaire, je le referai probablement exactement de la même façon. Tout le monde, je pense, peut y trouver son bonheur car il y a des chemins pour tous, que l’on soit en bonne condition physique ou même porteur d’un handicap."

Le tout reste finalement d’avoir l’envie de se surpasser. "J’ai parcouru plus de kilomètres que prévu parce qu’une fois lancé, on n’est plus à ça près. Au Pays basque, de nombreuses auberges étaient fermées à cause du covid. Une étape de 20 kilomètres s’est parfois transformée en une étape de 40. Mais je ne regrette absolument rien." À l’heure d’écrire ces lignes, Françoise Goval ne savait pas encore quel montant avait pu être récolté en faveur de la recherche.