Borinage

Les sous-traitants mettent le site en sécurité avant de le quitter puisque le permis octroyé pour la construction d'un congélateur a été retiré.

Ce lundi, Carlo Di Antonio, ministre wallon de l’environnement, annonçait qu’il retirait à l’entreprise Clarebout le permis octroyé en janvier dernier et lui permettant de poursuivre les travaux en vue de construire un congélateur sur le site de Frameries. Pour les Amis du Crachet, le comité de riverains farouchement opposé au projet, c’était un véritable soulagement.

Sauf que depuis lundi, l’activité sur le site n’a pas cessé. « Les travaux se poursuivent alors qu’une décision officielle a été prise. C’est un fameux coup d’accélérateur qui a été donné, si bien que de l’extérieur, le congélateur nous semble totalement terminé », explique Jean-François Adam, riverain. « Nous craignons aujourd’hui que Clarebout joue la montre, introduise un recours auprès du conseil d’état, poursuivre discrètement les travaux en intérieur et fasse valoir que le frigo est terminé. »

Un recours au conseil d’état peut en effet toujours être introduit par le groupe Clarebout. Ce lundi, la société nous annonçait attendre la notification officielle du ministre avant de prendre position et précisait que huit personnes avaient déjà été engagées pour travailler dans ledit congélateur. Celles-ci sont actuellement en formation du côté de Warneton. L’investissement financier est quant à lui colossal.

Ce jeudi, Carlo Di Antonio confirmait que les 26 sociétés et sous-traitants présents actuellement sur le site avaient été avertis oralement du retrait de permis. « Ils doivent quitter le site dans les prochains jours. Des délais ont été négociés entreprise par entreprise, car des dispositions techniques doivent être prises. Il a été convenu que cela devait être terminé pour mardi au plus tard. »

Ainsi, des mouvements de terre doivent être réalisés avant d’arrêter car le risque d’écoulement serait trop élevé si cela restait en l’état. Des parois à moitié fixées doivent l’être totalement au risque de représenter un danger, des machines et des équipements sur le site doivent être démontés et libérés afin de ne pas être maintenues sur place. « Le site sera contrôlé par les fonctionnaires au terme du délai et puis régulièrement pour s’assurer de l’absence d’activités. »

Pour Carlo Di Antonio, aucune ministre n’a été perdue dans ce dossier. « Nous avons agi en un temps record, avec une notification du refus mercredi, et dès le lendemain, une inspection sur site, un avertissement des sous-traitants et une mise en demeure de cesser les travaux. » Le ministre ajoute que le bourgmestre de Frameries aurait la possibilité d’envoyer un agent communal et la police pour faire stopper sur le champ les travaux.

Mais cette possibilité ne devrait pas être exploitée pour des questions de sécurité et afin de tenir compte des négociations conclues avec le coordinateur de sécurité du chantier. Les riverains devront donc encore patienter un peu avant de voir les équipes quitter le chantier.