Borinage

Il s'agit pour la commune d'éviter l'implantation de l'usine Clarebout ou de tout autre projet industriel majeur.

Le 27 juin dernier, le conseil communal de Frameries décidait d’activer plusieurs leviers pour s’opposer à l’implantation de l’usine de production de frites surgelées du groupe Clarebout Patatoes. À l’unanimité, les conseillers s’étaient prononcés en faveur d’une révision partielle du plan de secteur du périmètre Donaire, aujourd’hui à vocation industrielle.

En transformant ce site en zone d’activité économique mixte, davantage dédiée aux petites entreprises, la commune espère se protéger de projets faramineux, portés ou non par Clarebout. Après une campagne d’affichage, l’heure est à la réunion d’information préalable au public. Cette dernière sera organisée ce jeudi dès 19 heures au sein de l’école communale de la Victoire (10 rue de la Victoire).

"Il s’agit d’une initiative communale mais c’est bien la société Agora, mandatée pour constituer le dossier, qui est auteur de projet. Elle viendra présenter les tenants et aboutissants de ce changement", explique Jean-Marc Dupont (PS), bourgmestre. À l’issue de cette séance d’information, les citoyens disposeront de 15 jours pour faire part de leurs remarques éventuelles. Après quoi le dossier sera transmis à la Région wallonne.

Pour les élus locaux et les riverains opposés au projet Clarebout, les enjeux sont importants. "Le dossier Clarebout a enclenché beaucoup de choses mais nous ne souhaitons pas nous prémunir contre ce seul projet. Le périmètre n’est pas adapté à l’émergence de projets industriels lourds. Nous souhaitons maintenir la vocation économique du site et accueillir des investissements mais seulement si ceux-ci sont raisonnables et non-industriels."

Si la Région wallonne décide de suivre la commune dans cette procédure, le projet Clarebout sera mis à mal et l’implantation de petites entreprises (service, PME,…) sera privilégiée. "Je pense que cette décision va dans le bon sens, elle était attendue par les opposants au projet Clarebout et, de manière plus large, par ceux qui souhaitent que cet espace soit dépouillé de sa vocation industrielle."

Il faudra cependant encore patienter. Une fois le dossier transmis à la Région wallonne, celle-ci disposera d’un délai de trois mois pour juger de la recevabilité ou non de la demande.