Reportée d’une semaine en raison d’une incompatibilité d’agenda, la venue de Willy Borsus, ministre en charge de l’aménagement du territoire, s’est finalement concrétisée ce vendredi, à Frameries. Accueilli par des riverains plus déterminés que jamais à obtenir une modification du plan de secteur afin d’empêcher les industries lourdes – et donc Clarebout – de s’installer à deux pas de leurs habitations, le ministre s’est montré à l’écoute.

"Il a été très réceptif à nos propos", confirme Florence Defourny, porte-parole du comité de riverains la Nature sans Friture. "L’objectif ce vendredi, c’était qu’il puisse constater de visu la proximité du site convoité par Clarebout par rapport aux habitations. Il en avait déjà eu un aperçu sur base de plans et de photos, mais rien ne vaut une visite de terrain. Il a d’ailleurs reconnu oralement cette proximité."

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Si le ministre avait accepté l’invitation des riverains, il n’était pas question pour lui de se prononcer sur le fond du dossier, les procédures étant strictement encadrées. "Nous sommes conscients qu’aucune décision ne peut encore être prise. Mais nous tenions à ce que le dossier soit correctement alimenté et que le ministre entende les arguments de chacun afin qu’il puisse rendre son avis en connaissance de cause."

Les bourgmestres de Frameries, de Quévy et de Mons étaient présents, tout comme les députés MR, Ecolo et PTB Jacqueline Galant, Manu Disabato et John Beugnies. Elio Di Rupo, ministre-président, avait également répondu à l’invitation. "Il y avait effectivement des mandataires locaux et régionaux, j’ai rencontré un large panel d’interlocuteurs et parmi ceux-ci, les premiers concernés, à savoir les riverains voisins du site", souligne Willy Borsus.

"Même si j’ai étudié le dossier et que j’ai pu me rendre compte de la situation via des cartes, des photos, des vidéos, il me paraissait important de venir sur place, de voir directement et moi-même les lieux, les habitations, les volumes,… Cela donne un complètement d’information et de compréhension important. Lorsqu’il s’agit de dossiers plus sensibles, je préfère toujours me déplacer sur le terrain, ce qui me permet de prendre de meilleures décisions."

De décisions, il n’est donc pas encore question. "Deux procédures sont en cours : la procédure SOL et la révision de plan de secteur. Dans les deux cas, je me dois de respecter scrupuleusement chaque étape. Je dois recevoir les avis de chacun et être en possession de toutes les pièces du dossier avant de pouvoir, juridiquement, me mettre en position de décision." Cela devrait être le cas en début d’année, mais impossible à ce stade d’être plus précis.