Les opposants au projet Clarebout ont organisé un cortège funèbre dimanche.

Trois cercueils pour les communes de Frameries, Mons et Quévy. Et des bouteilles d’huile, toutes symboliques, en guise de couronnes funéraires. Les opposants au projet d’usine à frites de Clarebout ont manifesté dimanche dans les rues framerisoises dimanche après-midi.

À travers leur action symbolique, ils voulaient témoigner que pour eux, l’aboutissement du projet d’usine conduirait à la mort du cadre de vie dans les trois communes boraines.

"Je suis venue pour protester contre la venue de cette industrie très polluante qui cause déjà beaucoup de soucis à Warneton. Nous ne voulons pas subir la même chose à Frameries", prévient Jacqueline, une riveraine. "Il faut prendre conscience nos décideurs politiques du grand danger environnemental. Après que des citoyens leur ont ouvert les yeux, bon nombre de responsables ont pris conscience du problème. À présent, nous voulons qu’ils actent leur opposition de manière collégiale à travers le conseil d’administration de l’IDEA. Individuellement, beaucoup de décideurs politiques nous confient partager nos inquiétudes. Nous voulons qu’ils posent maintenant un acte fort."

Cet acte fort attendu par le groupe citoyen, c’est le vote de la fin du droit de préférence pour Clarebout. Un droit qui confère à l’entrepreneur flamand la priorité sur le zoning de Frameries. L’IDEA aurait dû se prononcer jeudi sur la question. Mais le conseil d’administration n’a pu procéder au vote car le quorum n’était pas atteint.

"Ca fait trois mois que nous expliquons que le projet d’usine n’est pas adapté à ce terrain", rappelle Sandy, un autre Framerisois. "Tous les présidents de parti sont venus sur place et sont d’accord avec ça. Mais il ne suffit pas de nous dire qu’on est d’accord avec nous. Les partis politiques ont la possibilité de stopper le projet à l’IDEA. Aujourd’hui, nous manifestons pour maintenir la pression. Et nous serons à nouveau présents jeudi devant l’IDEA où se tiendra un vote sur le droit de préférence. Ce sera le seul point à l’ordre du jour. Enlever le droit de préférence sera une première étape. Nous espérons que Clarebout va comprendre qu’il n’est pas bienvenu à Frameries."