En matière de bien-être animal, les choses avancent, même si le chemin à parcourir reste long. Du côté de Frameries, la majorité PS-MR a décidé de franchir un pas supplémentaire afin de mieux gérer les signalements de maltraitance. Il n’est en effet par toujours aisé de faire la distinction entre une plainte sérieuse qui doit déboucher sur des mesures et une plainte plus légère, voire sans fondement.

"Jusqu’ici, c’était soit l’agent constatateur du service environnement qui se déplaçait, soit nous demandions à la police d’aller constater les faits signalés", explique Barbara Crombez (PS), échevine en charge du bien-être animal. "Dans un cas comme dans l’autre, il peut être difficile de trancher lorsque l’on n’est pas vétérinaire. Je me souviens par exemple avoir été interpellée pour des chevaux très maigres, qui étaient visibles depuis la rue."

Leur état avait suscité l’inquiétude et plusieurs signalements avaient été formulés par des citoyens inquiets. "En réalité, il s’agissait de chevaux de près de 30 ans. La maigreur n’est donc pas anormale. Mais si l’on ne s’y connait pas, il est difficile d’intervenir efficacement. J’ai donc discuté de tout cela au sein du collège communal, qui a accepté qu’une enveloppe de 1000 euros – pour la première année – soit dégagée."

Cette dernière doit permettre de nouer une convention avec un vétérinaire, qui pourrait être appelé à intervenir en cas de signalement. "Pouvoir compter rapidement sur l’avis d’un professionnel, à même d’objectiver des faits, est primordial pour qu’une décision soit prise en connaissance de cause et qu’une saisie soit éventuellement ordonnée par le bourgmestre. Des éléments tangibles doivent nous permettre d’agir efficacement."

Ce vétérinaire pourrait également être appelé dans d’autres cas. "Il arrive malheureusement que des animaux se fassent percuter par une voiture sans pour autant mourir. En cas d’agonie, une intervention rapide pourrait être sollicitée afin de ne pas laisser l’animal souffrir plus longuement." Pour l’échevine, il s’agit clairement d’une mesure positive. "Je suis heureuse que cette enveloppe soit prévue au budget. Je pense que c’est une décision qui doit être saluée."

Le débat devra avoir lieu au sein du conseil de ce lundi, mais il est fort à parier que l’initiative sera soutenue par l’ensemble des conseillers. On notera encore que cette aide en faveur du bien-être animale s’ajoute à celles déjà accordées aux associations qui assurent la stérilisation des chats errants.