Il y a peu, la Carrière du Danube introduisait une demande de permis unique pour procéder au remblayage de la carrière située à Hautrage. Ce remblayage est prévu avec des terres saines et des matières pierreuses naturelles. Pour présenter ce projet aux citoyens, une vidéo de présentation est mise à leur disposition depuis ce mardi et restera accessible jusqu'à dimanche. Ils auront ensuite jusqu’au 23 décembre pour s’exprimer sur cet avant-projet.

L’avant-projet de remblayage ne concerne que la partie inexploitée de la carrière. "Je tiens à rassurer les riverains, il n’y aura pas de terres polluées dans le remblayage. En aucun cas, il ne s’agit d’une décharge", insiste Christian Verhaeren, l’un des propriétaires de la carrière du Danube. "À terme, nous prévoyons la réalisation d’une zone forestière avec des essences indigènes dont l’objectif est de créer un large espace ouvert à la promenade et de recréer un écosystème."

Concrètement, le projet verrait le jour depuis la rue du Mont Jacquot en direction du sud-est et sera réalisé de sorte que la zone remblayée "se fonde dans le paysage" grâce à la création d’un dôme de 10 à 25 mètres de hauteur. Au total, ce ne sont pas moins de 1,8 millions de mètres cubes de terres saines et de matières pierreuses naturelles qui seront enfouies sur une durée de 20 à 25 ans." Les terres utilisées seront contrôlées par un organisme public indépendant.

Évidemment, l’activité du site nécessite le déploiement d’un dispositif logistique important. Le tonnage d’extraction quotidien est estimé à 900 tonnes, soit l’équivalent de 25 camions par jour. En ce qui concerne le remblai, le tonnage quotidien est estimé à 1200 tonnes, soit l’équivalent de 40 camions par jour. Les porteurs de projet assurent que des aménagements et équipements sont prévus pour limiter les nuisances.

"Nous prévoyons d’imposer un itinéraire aux transporteurs pour ne pas engorger les routes secondaires pour rejoindre l’autoroute. Ils devront passer par la rue de Villerot, rue de la Croisette, la route de Wallonie et rejoindre ensuite la E42. Nous souhaitons également élargir et asphalter le chemin agricole situé au sud de la carrière pour permettre au charroi d’entrer sur le site, sans détours et en limitant l’utilisation de la voirie publique", explique Frédéric Heuse, chef de projet.

Priorité sera par ailleurs donnée à la voie navigable : entre 50 et 75% du transport sera assurée via le canal Nimy-Blaton-Péronnes. "Au sein même du site, si les conditions météorologiques le nécessitent, les pistes intérieures seront arrosées afin de limiter la propagation de poussières. Les camions de transport seront munis de bâches et leurs roues seront nettoyées avant leur retour sur la voie publique." Les opérations de remblai seront menées en semaine, entre 7 heures et 17 heures.

L’autre partie de la carrière, toujours utilisée, continuera à être exploitée puisqu’elle dispose d’un permis délivré en 2000 pour une durée indéterminée. Elle permet l’extraction de trois types d’argile : noire, blanche et jaune, utilisées dans les secteurs de la cimenterie, la briqueterie et la sidérurgie. Afin de permettre le dialogue avec les riverains, les représentants de la Carrière du Danube assurent qu’un comité de suivi sera mis en place.