Elles se reposent avant de reprendre leur envol vers l'Afrique.

Pourrait-on s’attendre à un babyboom dans les prochains mois du côté de Saint-Ghislain ? Rien n’est moins sûr mais le spectacle en valait tout de même la peine. Depuis quelques jours, plusieurs riverains ont la chance de pouvoir contempler des groupes de cigognes venus prendre un peu de repos avant de reprendre leur vol vers l’Afrique, où elles passeront l’hiver.

Sur les pylônes électriques ou encore les toitures et cheminées, elles sont visibles un peu partout dans la région. "C’est tout à fait classique en cette période. La cigogne ne se reproduit pas chez nous mais la Belgique est sur leur trajet migratoire", précise Jean-Yves Paquet, ornithologue pour Natagora. La plupart passeront par le détroit de Gibraltar pour gagner les contrées africaines.

Ces dernières années, d’importants groupes ont pu être observés. Il y a une dizaine de jours, quelque 400 oiseaux (un record !) étaient d’ailleurs comptabilisés dans la Vallée de la Meuse. "Les populations se portent plus bien, c'est pour cette raison qu'on en observe beaucoup depuis quelques années, souvent au mois d’août. Beaucoup pensent que c’est tôt, en comparaison avec d’autres oiseaux migrateurs. Mais en réalité, la cigogne est un planeur et a donc besoin d’air chaud et de bonnes conditions climatiques pour économiser les battements d’ailes."

Si elles sont aperçues en ce moment du côté de Baudour ou Hautrage, c’est parce qu’elles reprennent quelques forces. "Elles ne restent pas forcément très longtemps mais il n’est pas rare qu’elles s’installent pour quelques jours. On peut alors les apercevoir soit dans les prairies, où elles cherchent leur nourriture, soit sur les toits ou les pylônes. Elles ne sont pas farouches et offrent un joli spectacle à ceux qui les observent."

Reconnaissables à leur long bec pointu et droit, à leurs pattes fines et élancées et à leur plumage blanc et noir, ces échassiers ont une envergure qui avoisine les deux mètres. Ils  entament donc dès ce mois d’août un long périple avec pour seul objectif d’échapper au froid et à la neige. Certaines cigognes se déplaceront jusqu’au Sahara pour ce faire.