Borinage

La zone de police des Hauts-Pays lève le voile sur tous les radars fixes, tronçons et autres dispositifs qui sont en cours d’installation.

Nous le révélions en décembre dernier, la police des Hauts-Pays est sur le point d’installer des radars tronçons à différents endroits de son territoire, comprenant les communes de Dour, Hensies, Honnelles et Quiévrain. Le projet, une première sur un réseau secondaire en Wallonie, devait se concrétiser pour l’horizon 2020. C'est finalement un peu en avance que le projet voit le jour.

Ce vendredi, le corps de police a levé le voile sur le dispositif complet qui permettra la sécurisation des endroits les plus problématiques dans les Hauts-Pays. Et quel dispositif ! Radars tronçons, radars fixes, radar NK7 dissimulé dans une poubelle, des caméras ANPR (permettant une identification instantanée du véhicule dans différentes banques de données), … Le message est clair : les chauffards et autres automobilistes en défaut ne sont pas les bienvenus sur le territoire, la sécurité routière étant l’une des priorités affirmées par les communes des Hauts-Pays.

Concrètement, trois radars fixes sont actuellement en cours d’installation. L’un sur la rue de Mons (RN 51) à Quiévrain, sur l’entrée de l’agglomération. Le deuxième est planté au beau milieu de l’entité des Honnelles, à la rue de la Brasserie (RN 553) à Angre. Et enfin, le dernier est quant à lui installé à la rue de France (RN 549) à Dour. Ces dispositifs seront opérationnels sous peu.

Parallèlement à ces dispositifs, 7 radars tronçons seront disposés sur les quatre communes. Ces dispositifs, relativement peu fréquents pour l’heure en Wallonie, sont d’une redoutable efficacité. "Ils ont la particularité de figer la vitesse des usagers de la route sur un trajet déterminé", explique Patrice Degobert, le chef de corps de la police des Hauts-Pays.

La route de Wallonie, entre le rond-point de Thulin et la sortie de l’autoroute, l’un des axes les plus accidentogènes de la région, sera bien évidemment dotée de son radar tronçon. Un peu plus loin, sur ce même axe, un dispositif sera également installé à hauteur de Dour, du rond-point de la Taule vers la rue du Commerce à Elouges. En outre, un deuxième radar tronçon sera installé sur la rue de la Chapelle (en allant vers Audregnies) pour couvrir tous les points de fuite.

La RN 51, pourtant équipée d’un radar fixe "en bout de course" à Quiévrain, sera également dotée d’un radar tronçon. A noter que pour cette nationale, les zones de police boraine et des Hauts Pays planchent pour une extension du dispositif qui permettrait d’allonger la mesure de la vitesse de Quiévrain jusqu’à Boussu. Enfin, les rues de France, de Moranfayt et de Boussu à Dour seront également équipées d’un radar tronçon.

Notons également le placement de caméras ANPR, notamment à la frontière à Quiévrain, ou encore l’acquisition d’un tout nouveau véhicule avec ce type de caméra embarquée. Des caméras qui peuvent s'avérer très utiles, notamment en matière judiciaire, pour retracer des itinéraires et élucider plus rapidement certains faits.

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Équiper la zone de police de ces dispositifs ultra-sophistiqués a un certain coût. "Il faut compter, pour la totalité des équipements, près d’un million d’euros", explique Carlo Di Antonio, qui précise que le montant total ne provient évidemment pas de la zone de police des Hauts-Pays. Ces installations sont en grande partie subventionnées (notamment les radars fixes et tronçons) par le gouvernement régional, qui bénéficie depuis peu du fond des infractions routières.

Des dispositifs grâce à l’ancien ministre

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On le sait, le nerf de la guerre, c’est irrémédiablement l’argent. Et même dans une guerre contre la vitesse qui cause trop souvent des accidents graves, voire mortels, obtenir un budget pour la sécurisation d’un réseau régional peut prendre des années. Un long combat qu’Eric Thiébaut, le bourgmestre socialiste de Hensies, a relevé pour sécuriser, notamment le carrefour du Saint-Homme, équipé depuis peu d’un feu rouge avec caméra. "Il ne faut pas se le cacher. Cette sécurisation du carrefour, c’est grâce à Carlo Di Antonio et sa casquette de ministre que nous l’avons eu, tout comme le reste des dispositifs à venir."