Ces dernières années, La Niche, du nom de l’animalerie située à Hornu, a régulièrement été au cœur des débats du parlement à la suite d’intervention de députés soucieux de mettre fin à l’exploitation animale et à des conditions de vie pas toujours reluisantes. Ce week-end encore, une centaine de personnes manifestaient devant l’établissement afin d’en réclamer la fermeture. Ce mardi, la députée Jacqueline Galant s’est une nouvelle fois intéressée au sujet.

Cette dernière s’est en effet inquiétée des contrôles menés et de l’état d’avancement de l’arrêté promis par la ministre en charge du bien-être animal, Céline Tellier (Ecolo). "Je rappelle que ma position est très claire : les usines à chiots, je n’en veux plus", a-t-elle d’emblée lancé. "Les femelles reproductrices exploitées, les chiots malades importés, les loges minuscules,… Ces pratiques sont d’un autre âge. Les animaux sont des êtres sensibles qui méritent un traitement digne de notre part mais le cadre actuel est trop faible et ne nous permet pas d’être à la hauteur."

Un constat dont ne se satisfait pas la ministre. "J’ai mandaté mon administration pour que soit rédigé un arrêté encadrant les conditions d’agrément de ces élevages. Le projet est en cours de finalisation et sera bientôt soumis à concertation. S’il est adopté, il constituera, j’en suis convaincue, une avancée majeure car il contient des dispositions pour augmenter considérablement les superficies à la disposition des animaux."

La reproduction devra par ailleurs être encadrée (âge des femelles et nombre de gestation par année limités), les gestionnaires d’établissement et le personnel devront se soumettre à de nouvelles exigences de formation tandis que davantage de temps devra être consacré aux soins et à la sociabilisation des animaux. Autant de mesures qui devraient permettre, in fine, de mettre un terme à la souffrance animale.

Une souffrance qui reste réalité, y compris au sein de La Niche. "Les derniers contrôles menés par mon administration ont conduit à un avertissement de l’établissement en octobre dernier, car des chiots étaient issus de pays non autorisés à l’importation. C’est notamment ce type de dérives que je souhaite cadrer plus fortement à travers mon projet de texte. Mettre fin aux usines à chiots sera ma priorité, en matière de bien-être animale, pour les prochaines semaines."

De son côté, Jacqueline Galant a regretté que pareil constat d’infraction ne soit pas soumis à davantage de sévérité, et donc à une fermeture immédiate des établissements. Un regret qui, à n’en pas douter, sera partagé par tous les amis des animaux, qu’ils aient été présents ou non ce week-end lors de la marche pacifiste.