La Province de Hainaut lui permet d'emprunter à long terme 700 000 euros.

C’est une bouffée d’oxygène que la Province de Hainaut vient d’offrir au Musée des Arts Contemporains (MAC’s), installé à Hornu. Le conseil provincial vient en effet d’accepter d’accorder une garantie de bonne fin au musée pour lui permettre d’obtenir un prêt bancaire à long terme de 700 000 euros. Un acte important posé pour permettre un retour à l’équilibre alors que la structure est en proie à d’importantes difficultés financières.

En mars dernier, la direction nous avait ainsi confirmé avoir dû se séparer de quatre membres du personnel. "La position de la province est une bonne chose pour nous parce que cela va nous permettre de ne plus avoir de problème de trésorerie, ce qui est récurrent dans une institution culturelle", explique Denis Gielen, directeur du musée.

"Nous pourrons mieux planifier le recours à nos ressources financières sans devoir aller systématiquement voir les banques pour obtenir des prêts à court terme. Nous allons pouvoir repartir sur des bases plus saines et plus confortables." Évidemment, la situation reste difficile et la vigilance est toujours de mise. "Nous sommes liés à un plan d’assainissement élaboré avec la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui reste notre principal pouvoir subsidiant."

Ce dernier est établi sur quatre ans et a été élaboré en concertation avec tous les pouvoirs concernés, soit le conseil d’administration du MAC’s, la Fédération Wallonie-Bruxelles ou encore la Province de Hainaut. "Nous comptons nous y tenir. Il s’agit d’une feuille de route qui devrait nous permettre de revenir à l’équilibre au terme de quatre années d’effort. Des efforts qui passent entre autre par une réduction du personnel et de petites contractions de l’ensemble des activités."

L’institution, projet culturel phare de la Fédération Wallonie-Bruxelles depuis sa création en 2002, entrevoit donc le bout du tunnel après des heures sombres, notamment liées à une baisse de la fréquentation. En mars dernier, le directeur expliquait par exemple que la concurrence entre institutions culturelles était moins forte à l'époque de la création du musée en comparaison avec aujourd'hui. La localisation même du MAC's, à savoir en dehors d'un centre-ville et éloigné d'une gare, ne jouait pas non plus en sa faveur.