Les plaintes contre la Niche, située à Hornu, se sont multipliées ces dernières années et la liste est désormais bien longue. L’animalerie jouit en effet d’une triste réputation et pour mettre fin à ce qu’ils estiment être de la maltraitance animale, plusieurs citoyens entendent se mobiliser dans le cadre d’une "marche collective" et pacifique. Cette dernière sera organisée le 24 avril prochain, à 14 heures.

Depuis plusieurs mois déjà, l’envie de faire quelque chose avait été formulée par plusieurs amis des animaux. "Nous devons vraiment nous élever, tous ensemble, pour que cela s’arrête", explique Mehdi Marhoum, à l’initiative de la marche. "Nous insistons sur le fait qu’il ne s’agit pas d’une manifestation mais bien d’une marche collective contre cet établissement." Plusieurs citoyens devraient y participer avec leurs propres chiens ou des photos de leurs compagnons décédés.

Régulièrement attaqués, les propriétaires de la Niche se sont toujours défendus, expliquant qu’ils étaient régulièrement contrôlés par l’Unité du bien-être animal et qu’ils n’avaient pas d’intérêt à espérer que les chiens tombent malades après leur vente. Des arguments qui ne parviennent pas à convaincre certains acheteurs aux expériences parfois malheureuses, qui restent persuadés que la majorité des animaux sont plus jeunes qu’annoncés et issus de trafic depuis les pays de l’Est.

En parallèle de la marche qui sera organisée le 24 avril dans le respect des mesures sanitaires (les inscriptions sont obligatoires via Stopniche@gmail.com), ces (ex-)propriétaires cherchent donc à constituer un solide dossier. "Nous avons besoin de tout le monde pour espérer faire bouger les choses : de témoignages mais surtout, de preuves. Papiers du vétérinaires, analyses de toute sorte, photos, ticket de pharmacie pour des soins vétérinaires,…" Objectif, déposer une plainte collective et espérer attirer l’attention de l’un ou l’autre élu.

On rappellera que ce n’est pas la première fois qu’un collectif tente de faire bouger les lignes en faveur du bien-être animal, pétitions à l’appui. La ministre en charge du bien-être animal, Céline Tellier (Ecolo), avait même pris connaissance de plusieurs plaintes. "Il est évident que la problématique des usines à chiots reflète un véritable problème de société et il est inadmissible que ces animaux soient considérés comme des biens de consommation produits massivement", expliquait-elle en juin dernier dans nos colonnes.

La ministre avait encore précisé travailler sur un projet d’arrêté afin de proposer un texte abouti au gouvernement et aux parties prenantes, afin d’encadrer plus strictement les conditions de détention et de commercialisation au sein des élevages de chiens et chats, notamment en limitant le nombre de portées par femelle, le nombre d’animaux importés ou encore en amélioration la guidance vétérinaire et la formation des gestionnaires des élevages.