Une peine de huit ans de prison ferme, assortie d'une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour la même période, a été requise mardi par le ministère public contre un Framerisois actuellement détenu préventivement en France pour l'enlèvement et le viol d'une mineure. Il s'agit d'une affaire liégeoise revenue à Mons après cassation. 

V.C, 54 ans, avait écopé d'une peine de quinze ans de prison ferme, assortie d'une mise à disposition du tribunal d'application des peines pour une durée de vingt ans, par le tribunal correctionnel de Neufchâteau pour deux tentatives d'enlèvement de mineurs, faits commis à Bertrix et Rochefort, un viol et des attentats à la pudeur.

En juin 2020, la cour d'appel de Liège avait réduit la peine à trois ans, acquittant le prévenu d'un attentat à la pudeur et d'un viol commis sur sa belle-fille mineure. L'arrêt a été cassé en septembre 2020 et le dossier a été renvoyé à Mons pour statuer sur la culpabilité relative à l'attentat à la pudeur.

Mardi, l'homme a comparu devant la cour d'appel de Mons. Il venait d'être extradé car il est détenu préventivement à Reims où il est inculpé de l'enlèvement et du viol d'une mineure. Les faits ont été commis à Givet le 11 décembre 2017. Le ministère public a mis en exergue le profil inquiétant du prévenu, comparé à "un vagabond élargissant son territoire pour commettre des infractions". Selon l'expert, il a une fascination morbide pour l'affaire Maëlys, du nom de cette jeune fille enlevée en août 2017 dans le département de l'Isère.

La défense a plaidé une peine assortie d'un sursis probatoire. L'arrêt est attendu le 21 avril.