Borinage

La motion avait été déposée par le groupe Ecolo ce mardi soir.

Cheval de bataille de leur campagne pour les communales d’octobre dernier, les Ecolo avaient bon espoir de faire modifier le règlement d’ordre intérieur (ROI) du conseil communal de Lens afin de favoriser davantage la participation citoyenne. Les Verts souhaitaient que la petite communale rurale soit la première de la circonscription Mons-Borinage à instaurer le droit d’initiative citoyenne dans son ROI. C’est raté.

La motion déposée ce mardi soir au conseil s’est soldée par un vote majorité contre opposition. « C’est un nouvel acte manqué, c’est dommage car nous restons convaincus que les citoyens doivent pouvoir avoir leur mot à dire tout au long de la législature. Être citoyen, ce n’est pas une fois tous les six ans. Nous sommes persuadés que certains aimeraient venir débattre eux-mêmes de certains sujets au conseil communal, ce qui n’est pas possible aujourd’hui », regrette Ludovic Fortin (Ecolo).

En réalité, les citoyens peuvent user d’un droit d’interpellation. « Mais il ne permet pas le débat, il permet à peine un échange de quelques minutes. Notre objectif, c’était de permettre aux citoyens de soumettre un point au débat et au vote du conseil. Les élus doivent être un relais des préoccupations de la population mais nous restons persuadés qu’elle doit être plus encore incluse dans le processus de décision. »

L'opposition proposait que pour être recevable, le point soit introduit par cinq personnes maximum, réunisse au moins 75 signatures d'habitants de la commune et porte sur un objet relevant de l'avis ou de la compétence de la commune. Un habitant n'aurait pu user de son droit d'initiative qu'une fois au cours d'une période de 12 mois.

Malgré les explications détaillées par Ludovic Fortin, le groupe d'Isabelle Galant (MDC) ne s'est pas montré convaincu. “ Les conditions paraissent assez floues, entre le nombre de personnes et les signatures,… Nous ne sommes pas certains que tout cela soit bien clair pour les citoyens, qui disposent déjà d'un droit d'interpellation tel que le prévoit le code de la démocratie locale. Nous sommes 15 au conseil communal, nous pensons que les citoyens peuvent trouver auprès de l'un de nous un relais satisfaisant ”, a expliqué la bourgmestre.