En matière d’accompagnement des femmes victimes de violences, les choses avancent… Lentement. Certains efforts ont été fournis au sein des différents gouvernements, par exemple via l’ouverture de 102 nouveaux logements pour les victimes de violences conjugales en Wallonie en 2021-2022 ou la création d’un centre de prise en charge des violences sexuelles à Charleroi. Un centre comme celui-ci dans la région de Mons-Borinage, c’est le souhait formulé par Jacqueline Galant (MR).

La députée-bourgmestre de Jurbise estime en effet que de trop nombreuses victimes ne peuvent toujours pas bénéficier du suivi dont elles auraient besoin. "Le problème, c’est qu’il n’existe pas, chez nous, de réseau permettant une prise en charge complète des victimes", explique Jacqueline Galant. "Les associations travaillent chacune dans leur coin alors que leurs missions sont similaires. Elles ne bénéficient pas du soutien dont elles ont besoin."

Un soutien notamment financier. "Elles deviennent concurrentes, par la force des choses, parce qu’il faut en faire toujours plus pour tenter d’obtenir des subsides, des aides financières. Travailler en réseau serait un plus pour tout le monde, et surtout pour les femmes qui ont besoin de trouver, en tout temps, une oreille attentive et surtout, un suivi. Il ne suffit pas d’être écouté une fois ou deux. Elles doivent pouvoir s’inscrire dans un programme plus large, plus complet."

Dans la région de Mons-Borinage, l’association Brise le Silence est réputée pour venir en aide aux femmes victimes de violences sexuelles. Mais là encore, les moyens manquent. "Les nouveaux cas sont quotidiens. Je me suis rendu en visite au sein de l’association et comme toujours, j’en suis sortie chamboulée. L’équipe, majoritairement bénévole, fait un travail exceptionnel et indispensable. Mais elle ne dispose pas du soutien nécessaire pour travailler sereinement."

Un centre comme celui de Charleroi pourrait apporter des solutions plus concrètes aux personnes concernées par ces violences. Mais un soutien au niveau local et régional reste indispensable. Plus encore lorsque l’on sait que cette année, 18 féminicides ont déjà été recensés en Belgique.