Ce samedi en fin de matinée, les pompiers du poste de secours de Quiévrain étaient appelés pour un contrôle incendie à effectuer au numéro 8 de la rue José Samyn. Une voisine s’était en effet inquiétée de constater que les vitres de l’habitation étaient totalement noircies. Une fois sur place, les pompiers ont malheureusement dû constater que le résident, Jean-Louis Ruelle, 68 ans, était décédé. Ce dernier se trouvait dans son salon.

Les faits sont aussi dramatiques que rares. En effet, l’incendie s’était éteint de lui-même, faute de comburant. "Il est fort probable que le feu ait couvé plusieurs heures", expliquent les pompiers. "C’est un phénomène auquel on assiste très rarement : un incendie se développe grâce à un apport en oxygène. Dans ce cas-ci, il en a été privé car les portes étaient fermées et les vitres ont résisté au brasier. Dans une majorité de cas, elles explosent."

Privé d’oxygène, le feu n’a pas pu gagner en intensité, à tel point qu’il a fini par s’éteindre sans intervention extérieure. "Il s’est plus que probablement déclaré dans le courant de la nuit. Lorsque nous sommes arrivés, il n’y avait plus de feu ni même de chaleur. Il ne s’était donc pas éteint une heure auparavant." Dans quelles circonstances cet incendie mortel s’est-il déclaré ? À ce stade, aucune information officielle n’a été communiquée.

Toujours est-il que dans le quartier, le choc est difficile à encaisser. « Il s’était installé ici il y a environ 15 ans », témoigne le voisin de Jean-Louis Ruelle. "C’était quelqu’un de très gentil, nous nous entendions bien. Je suis vraiment choqué de ce qu’il lui est arrivé. J’espère qu’il s’est simplement endormi, qu’il ne s’est pas senti mourir… Il disait souvent qu’il serait centenaire parce qu’il s’était bien remis de plusieurs opérations subies."

Dans la nuit de vendredi à samedi, ce voisin avait bien entendu du bruit en provenance de l’habitation de la victime. "J’ai entendu quelque chose tomber dans un certain fracas. Il était environ minuit. Ça arrivait de temps à autre qu’il fasse tomber quelque chose, je ne me suis pas inquiété plus que ça. J’avais pris un médicament, j’étais déjà un peu dans mon sommeil." Visiblement, un lustre se serait décroché du plafond de la petite maison mitoyenne.

Le corps sans vie de Jean-Louis Ruelle n’a été découvert que le lendemain matin. Il avait trois enfants et vivait seul.