Borinage

Après 17 ans à la tête de la zone, il s'apprête à partir à la pension et à laisser sa place à Thierry Dierick.

Après 17 ans à la tête de la zone de police Sylle et Dendre, qui regroupe les communes de Jurbise, de Lens, d’Enghien, de Silly, de Brugelette et de Chièvres, Jean-Luc Martin s’apprête à tirer sa révérence. Au premier octobre prochain, ce dernier sera admis à la pension et laissera place à un nouveau chef de corps. Ce lundi soir, le conseil de police a voté à l’unanimité la désignation de Thierry Dierick dans ces fonctions importantes.

Jean-Luc Martin avait fait ses premiers pas dans le métier en 1980, en entrant à l’école royale militaire en tant qu’officier de gendarmerie. Il avait ensuite intégré, en tant que commandant, le peloton POSA à Charleroi et à Bruxelles. Il avait également fait partie des unités territorial sur le district de Soignies, puis celui de Mons avant de rejoindre la Police Judiciaire Fédérale, où il était devenu officier spécialisé en techniques particulières.

En 2002, il était devenu chef de corps de la zone de police Sylle et Dendre. « Être chef de corps n’est pas une fonction facile à gérer. On quitte le terrain pour assurer des fonctions de management, il faut aussi apprendre à travailler avec le politique. J’ai appris sur le tas et aujourd’hui, je suis heureux d’apprendre la désignation de Thierry Dierick. Je pense qu’il a toutes les compétences pour gérer une zone de police. Il est profondément humain et orienté vers la personne. Je pars l’esprit serein, je sais que la zone sera entre de bonnes mains. »

Le collège de police sollicitera le détachement du futur chef de corps afin qu’un passage de flambeaux puisse être opéré entre les deux hommes. « Certains projets sont en cours et devront être finalisés par mon successeur, notamment la construction d’un commissariat central à Silly et une possible fusion de zones. De mon côté, je compte me consacrer à ma passion pour le golf et aider mon fils, qui fait les marchés avec ses fruits et légumes bio. »

Jean-Luc Martin est donc prêt à tourner la page tandis que Thierry Dierick s’apprête à relever un nouveau défi. « Obtenir la confiance du collège et du conseil de police est rassurant, je pars sur de bonnes bases ! », sourit-il. « Je connais bien la zone, je sais qu’elle a de nombreuses facettes et beaucoup de potentiel. De nombreux efforts ont déjà été déployés pour offrir un service de qualité à la population. C’est un travail que je poursuivrai. »

Le futur nouveau chef de corps entend également mettre en place des initiatives pour intensifier le lien entre policiers et citoyens, assurer le bien-être des collaborateurs et rendre la zone plus attractive. Rien ne se fera en un claquement de doigts mais l’actuel directeur de l’académie nationale de police ANPA est confiant et impatient d’assurer son nouveau rôle.