Les TEC estiment que les bus communaux sont trop vieux pour assurer le ramassage scolaire... Alors même que la flotte des TEC compte des bus de plus de 15 ans.

Deux poids, deux mesures pour le transport scolaire ? Il semblerait. Cet été, la commune de Jurbise recevait un courrier des TEC informant que la vétusté des bus communaux utilisés pour assurer le transport scolaire était problématique. L’âge des bus dont question, à savoir plus de 15 ans, était jugé trop élevé pour que la commune continue à assurer le transport scolaire. Et ce alors que les véhicules étaient en ordre de contrôle technique et étaient jugés conformes.

La bourgmestre de Jurbise, Jacqueline Galant (LB), avait sans attendre questionné le ministre alors en poste, Carlo Di Antonio (cdH), pour obtenir quelques informations supplémentaires. La réponse est pour le moins surprenante, puisque l’on apprend "qu’il n’existe pas d’âge limite défini" pour ces véhicules destinés au transport scolaire. De quoi susciter pas mal d’interrogations, notamment sur les motivations qui poussent les TEC à intervenir auprès de l’administration communale.

"Sur un plan pratique, les véhicules du TEC roulent au minimum 16 ans puisque c’est leur durée d’amortissement comptable", écrivait le ministre sortant dans son courrier. "Le TEC possède cependant des bus qui dépassent cet âge. Ce sont des véhicules que l’on ne déclasse pas quand ils ont 16 ans, alors que des bus nouveaux sont arrivés. Ils constituent la réserve opérationnelle. Pour ces bus qui ont plus de 16 ans, la règle absolue est la sécurité d’abord et le coût de maintenance acceptable ensuite."

Et de poursuivre : "tant qu’un bus passe au contrôle technique, au moins deux fois par an, que l’on trouve des pièces pour le maintenir en état et que les réparations sont économiquement justifiées, il peut être mis sur le réseau. Il n’existe donc pas d’âge limite défini." Evidemment, cette réponse conforte la bourgmestre de Jurbise dans sa position. Cette dernière annonce qu’elle interpellera très prochainement le nouveau ministre de la mobilité afin d’obtenir quelques éclaircissements.

"Cela fait des années que je plaide pour que le transport scolaire redevienne une compétence communale pour les communes qui souhaitent l’assurer", explique Jacqueline Galant. "Je ne manquerai pas de sensibiliser le nouveau Ministre à ce sujet."