C’est ce qui s’appelle mettre la main à la pâte. Ce jeudi matin, Jacqueline Galant, députée-bourgmestre de Jurbise, s’est glissée dans la peau des ouvriers du service propreté afin de renforcer des équipes visiblement réduites. Armée de son outil de travail, cette dernière a fait la peau aux mauvaises herbes, non sans énergie.

C’est du côté de la rue des Masnuy, à Masnuy-Saint-Pierre, que la bourgmestre s’est mise à l’ouvrage. "J’ai voulu aider le service propreté et me mettre à la place des ouvriers afin de mieux comprendre leurs tâches", explique-t-elle. "Je peux vous dire que ce n’est pas facile", commente-t-elle, le souffle court et les joues rougies par le froid et l’effort.

Ces dernières années, les équipes communales ont dû redoubler d’efforts pour compenser l’interdiction de produits phytosanitaires. À ce jour, l’huile de coude semble rester la solution la plus adéquate. "Je comprends les ouvriers, ce n’est pas un travail évident mais il faut s’y mettre pour que la commune reste propre. Il faut surtout le faire régulièrement, ça demande de l’entretien."

Et de poursuivre, toujours équipée de sa binette : "Les ouvriers communaux sont parfois critiqués mais ils effectuent un travail qui n’est pas toujours facile, qui vise vraiment à embellir et à prendre soin de notre belle commune." Au plein air et relativement isolée, Jacqueline Galant s’est permise de laisser tomber le masque. "Mais je plains les gens qui doivent le garder. C’est compliqué lorsqu’il s’agit d’un travail physique !"

On précisera encore que la bourgmestre a visiblement pu compter sur la compassion d’un riverain, qui a lui apporté une tasse de café, et que cette action, si elle doit être saluée, est aussi un joli coup de communication.

© D.R.