Si à ce jour, le feu vert n’a pas encore été donné, la commune de Jurbise est parée à accueillir du public dans le cadre d’un concert test, censé permettre au secteur culturel d’enfin reprendre ses activités à l’issue d’une année pratiquement blanche. Très rapidement, la bourgmestre, Jacqueline Galant (Liste de la bourgmestre) avait annoncé son souhait de suivre l’exemple de Spa. Le directeur des Francofolies de spa et député wallon MR Charles Gardier avait en effet formulé sa volonté d’organiser un concert-test dans une salle de 400 personnes avec la collaboration de l’Université de Liège.

Une université avec laquelle collabore également la bourgmestre de Jurbise. "Nous sommes en contact étroit avec ses équipes, de même qu’avec les équipes de l’Université de Mons. Il n’est évidemment pas question de faire n’importe quoi, des protocoles sanitaires stricts ont été élaborés et des conditions posées par les universités. Il s’agit par exemple d’assurer une excellente ventilation des lieux. Nous sommes de ce fait en train d’équiper nos salles de purificateurs d’air."

Les premiers concerts, s’ils sont très attendus par le public, ne seront pas seulement une parenthèse dans un climat anxiogène, un moment d’amusement et de légèreté. "Il s’agit aussi et surtout d’une expérience scientifique, puisque tout sera encadré, supervisé. Les personnes qui participeront à ce concert seront testées deux jours avant le concert, le jour-même, deux et cinq jours après. L’objectif est évidemment de pouvoir constater si le rassemblement a été un lieu de contamination ou si les mesures prises ont permis d’éviter un cluster."

À ce jour, la commune ne sait pas encore si et quand ce concert pourra être organisé. "Mais de notre côté, tout est prêt, notre projet est ficelé et abouti. Nous pourrions accueillir un maximum de 200 personnes, au sein de la salle Jacques Galant, idéalement des personnes qui sont vaccinées et d’autres qui ne le sont pas pour avoir un panel représentatif. Dès que le commissariat corona du gouvernement nous donne son accord, nous concrétisons notre projet. Nous avons d’ailleurs déjà un artiste qui a confirmé sa présence, mais nous préférons pour le moment taire son nom."

Pour Jacqueline Galant, permettre l’organisation de pareille manifestation, dans de strictes conditions, est une nécessité absolue. "Tout le monde aspire à pouvoir reprendre une vie normale. Le virus est là, il circule toujours, c’est un fait. Mais nous devons désormais apprendre à vivre avec lui, en limitant au maximum les risques bien sûr mais en permettant aux professionnels de la culture, à nos associations de travailler. À Jurbise, nous avons une vie associative très développée. Nous voulons qu’elle reprenne."

Plus déterminée que jamais à mener l’expérience sur sa commune, Jacqueline Galant n’attend désormais plus que le signal du gouvernement.