Alors que la fin de l’année approche à très grand pas, la commune de Jurbise s’est prêtée, comme d’autres, à l’exercice de l’élaboration du budget pour l’année 2022. Malgré un contexte rendu compliqué pour une série de raisons et aggravé par les conséquences de la crise sanitaire, la majorité, emmenée par Jacqueline Galant (Liste de la bourgmestre) n’hésite pas à parler d’année de la relance et des grands projets.

À l’exercice propre, le budget présente un montant total de 93 906 euros. "Nous maintenons et augmentons les services à la population, nous maintenons l’emploi et nous n’imposons aucune nouvelle taxe", souligne la bourgmestre. Jurbise figure par ailleurs parmi les rares communes de Wallonie à disposer d’un fonds de réserve conséquent. Pas question, par exemple, de recourir au plan Oxygène de la Wallonie, proposé par le gouvernement wallon et destiné à soutenir les communes.

À l’extraordinaire, le budget s’élève à 406 242 euros, ce qui permet à la majorité de prévoir quelques projets majeurs. En matière d’enseignement, de jeunesse et de culture, on notera par exemple la rénovation des anciennes écoles d’Herchies pour un total de 300 000 euros et divers aménagements dans les écoles communales (150 000 euros), l’achat d’un nouveau bus scolaire (250 000 euros) ou encore la construction de la salle Guy Caulier.

La sécurité sera encore renforcée sur l’entité puisque de nouvelles caméras de surveillance seront achetées et installées pour un montant de 230 000 euros. L’éclairage public sera modernisé (145 000 euros) tandis que près de 300 000 euros seront investis pour l’entretien des voiries. La place de Masnuy-Saint-Pierre sera rénovée (425 000 euros), tout comme la rue des Sarts (160 000 euros). Des travaux d’égouttage sont également prévus à la rue Bruyère Saint-Pierre (790 000 euros).

Le sport ne sera pas en reste puisque le revêtement du terrain de basket sera réparé pour 100 000 euros, que les anciens bâtiments du FC Vacresse seront détruits et un nouveau parking aménagé (300 000 euros) et l’éclairage des terrains de football du FC Vacresse professionnalisé (80 000 euros). Enfin, le projet phare de cette mandature devrait prendre un coup d’accélérateur en 2022. Il s’agit pour la commune de disposer d’une administration plus performante, en rassemblant les services administratifs et du CPAS sous un seul et même toit.

« Cela permettra de rationnaliser les coûts tout en offrant plus de services, de répondre à la demande du gouvernement wallon et d’assurer l’avenir du château communal. » Pour ce faire, un terrain de la Fédération Wallonie-Bruxelles sera acquis pour un peu plus d’un million d’euros. 100 000 euros ont été budgétés pour les honoraires de l’auteur de projet. Bref, plus que jamais, la majorité entend avancer et investir au bénéfice de la population.

Ce qui, globalement, est salué depuis les bancs de l’opposition. Mais cette dernière se montre malgré tout moins optimiste, évoquant un budget "difficile avec un équilibre précaire." Alternative Citoyenne rappelle que les recettes augmentent moins que les dépenses et que l’équilibre est donc fragile. Le groupe rappelle encore que certaines dépenses ne sont maitrisées que grâce à des interventions externes et que l’avenir reste incertain à plus d’un titre.

Enfin, l’opposition s’interroge quant aux montants dédiés aux projets inscrits à l’extraordinaire. "Il comporte de beaux projets, que nous avons souvent soutenus… mais le coût de certains pose question quand la situation devient difficile, comme aujourd’hui. Acquérir des caméras ? Sans doute mais faut-il maintenir la somme de 230 000 € (560 000 à terme) pour assurer cette dépense ? Restaurer l’ancienne cure d’Erbisoeul ? Oui mais doit-on y consacrer près d’un million d’euros ? Ne doit-on pas penser un projet plus modeste et plus ouvert à l’ensemble de la population ?"

Pour Alternative Citoyenne, annoncer une année de relance et de grands projets est prématuré, alors que la crise sanitaire – et économique – n’est pas encore derrière nous.