Borinage

La bourgmestre a rappelé la nécessité d'intervenir sur cet axe particulièrement fréquenté.

Ce lundi, Carlo Di Antonio (cdH), ministre de l’aménagement du territoire, annonçait qu’en collaboration avec le ministre de l’économie Pierre-Yves Jeholet (MR), il avait refusé l’octroi d’un permis intégré au groupe Aldi, qui souhaitait s’implanter le long de la route d’Ath, à Jurbise. Une nouvelle qui en déçoit certains mais qui en ravit d’autres : un comité de riverains opposés à cette implantation avait en effet été mis sur pied il y a plusieurs mois.

Ce lundi en fin de journée, le ministre wallon était justement de passage sur l’entité de Jurbise, à vélo, avec quelques-uns de ses colistiers en pleine campagne électorale. Il en a profité pour fixer rendez-vous à quelques riverains qui n’ont pas manqué de l’inviter « à passer par la RN56 afin de constater l’état déplorable de la piste cyclable et sa dangerosité. »

Un constat largement partagé par Jacqueline Galant (LB), bourgmestre. « Le dossier Aldi n’est pas le seul dossier à prendre en compte. La RN56 dans sa globalité pose des soucis. Depuis 20 ans, des interpellations des ministres qui se sont succédé ont été déposées, sans succès. En pédalant le long de cette route régionale, j’ose espérer une prise de conscience quant au besoin urgent de procéder à des aménagements, notamment en termes de pistes cyclables. »

Et d’ajouter : « Aldi n’est qu’un dossier ponctuel. Nous pouvons nous réjouir du fait que les citoyens aient été entendus mais d’autres dossiers doivent être gérés. La RN56 accueille près de 20 000 automobilistes quotidiens et nécessite vraiment des améliorations et sécurisation. Des accotements, des trottoirs, des pistes cyclables dignes de ce nom et des zones de stationnement doivent être créés. Les carrefours principaux doivent eux aussi être sécurisés. »

La bourgmestre souligne encore le temps qui passe et la détérioration de cette voirie régionale particulièrement fréquentée. De son côté, Carlo Di Antonio a tenu à rappeler que certains projets étaient toujours bel et bien dans les cartons. « La réfection et la sécurisation d’une partie de la N56, entre le carrefour du dragon et le carrefour de Masnuy, sur un peu plus de trois kilomètres, étaient prévus au plan infrastructures 2016-2019 pour un montant estimé à deux millions d’euros. »

Ce projet n’a cependant pas encore pu être concrétisé. « Les études préalables ont été menées et le retour positif de la commune de Jurbise nous est parvenu début 2019. Doivent désormais suivre, la demande de permis et la mise en adjudication. Les travaux ne pourront dès lors pas être effectués avant 2020. » Pas question donc de perdre de vue ce chantier mais avant de le débuter, il faudra que les travaux autoroutiers Obourg-Jemappes soient terminés. Ce qui devrait, normalement, être le cas en novembre prochain.