En matière de sécurité, la majorité jurbisienne ne s’est jamais montrée frileuse sur les dépenses. Dans son budget 2020, elle avait ainsi prévu une enveloppe de 250 000 euros destinée à renforcer encore un peu plus son réseau de caméras de vidéosurveillance. La bourgmestre, Jacqueline Galant (Liste de la bourgmestre), persiste et signe : les démarches sont en cours pour concrétiser ce projet.

Les objectifs sont ambitieux : le réseau de caméra sera ni plus ni moins doublé ! Jurbise passera ainsi de 21 à 42 caméras. "J’ai encore pu me rendre compte de l’utilité de ces caméras en découvrant, ce jeudi, celui de la zone de police boraine", explique-t-elle. "Bien utilisées, ces caméras permettent d’augmenter considérablement le taux d’élucidation de nombreux délits."

Violences, vols, dépôts sauvages,… Les images viennent en appui des équipes mobilisées sur le terrain. "Il est impossible de placer un policier à chaque coin de rue. Il faut donc utiliser les technologies qui s’offrent à nous pour garantir un maximum de sécurité", insiste la bourgmestre. Pour atteindre cet objectif, le réseau sera donc étendu, mais pas seulement. Il sera aussi amélioré.

"Il s’agit d’une technologie qui évolue très rapidement. Les caméras d’il y a dix ans ne sont pas celles d’aujourd’hui. Les images ne sont pas toujours exploitées en temps réel, elles peuvent être visionnées à posteriori dans le cadre d’une enquête et de recherche d’informations. Nous souhaitons donc que leur qualité soit maximale, y compris de nuit."

Évidemment, en plus d’avoir un coût, ces démarches ne peuvent être entreprises en un claquement de doigts. "Nous sommes en campagne, tout est donc un peu plus compliqué en matière de câblage. De très nombreuses choses sont en prendre en compte. Nous avons mené une étude préalable avec la zone de police Sylle et Dendre afin de cibler les endroits stratégiques. Il faut désormais plancher sur les aspects techniques, établir le cahier des charges et désigner le prestataire."

Bref, ces caméras ne seront pas fonctionnelles dès demain. Mais elles feront bel et bien leur apparition sur le territoire jurbisien.