Le projet-pilote pourrait être renouvelé. Les premiers retours sont en tout cas très positifs.

Si la pleine conscience existe depuis longtemps, ce n’est que récemment qu’elle a fait son apparition dans les classes, notamment au sein des écoles communales de Jurbise. La majorité a en effet été séduite par le projet porté par Virginie Ledant, psychologue spécialisée dans l’enfance et l’adolescence, et destiné à former les instituteurs et professeurs à la démarche.

La pleine conscience, c’est l’état de conscience résultant du fait de porter intentionnellement son attention sur l’expérience telle qu’elle se déroule, moment après moment, sans jugement. Les bienfaits d’un tel état sont nombreux. "En classe, il permet aux enfants de s’arrêter un instant, de se poser, de respirer, de prendre conscience des sensations, de reconnaître les émotions ressenties et surtout, de s’autoriser à les ressentir", explique la psychologue.

Mais ce n’est pas tout. "La pleine conscience permet aussi de cultiver certaines valeurs, telles que la bienveillance, la gratitude, l’ouverture aux autres,… Les retours sont très positifs, les professeurs me disent souvent qu’il y a un avant et un après mon passage. Les élèves sont plus concentrés sur leurs apprentissages mais ils ont aussi appris à se canaliser et à se montrer plus empathique aux autres." Évidemment, l’idéal est de poursuivre le processus et non pas de se contenter d’un one-shot.

Ce qui, malheureusement jusqu’ici, était le cas. "Il manquait quelque chose. Thérèse Bougard (psychologue également, ndlR) et moi-même nous sommes associées dans ce projet. Nous avons donc formé les enseignants pour qu’une certaine continuité puisse être assurée." Mené pour la première fois à Jurbise, le projet semble avoir conquis tant les enfants que les parents et les professeurs ou encore les autorités politiques.

"Nous devons encore tirer les conclusions de cette expérience mais elle s’est révélée positive et nous espérons pouvoir la remettre en œuvre l’an prochain afin qu’un maximum de personnes en profitent", commente Stéphanie Hotton (LB), échevine en charge de l’enseignement. "Les retours sont quasi unanimes mais nous attendons de pouvoir les objectiver par écrit. Nous restons persuadés que c’est un processus qui a de nombreux bienfaits pour ceux qui en bénéficient."

Si les conclusions sont favorables à Jurbise, l’expérience pourrait bien sûr être étendue à d’autres implantations dans la région.