Coaché par Mounir Touira, le combattant du MK Gym a décroché un titre mondial lors de la Night of Iron Fighter à Rome.

C’était le point d’orgue d’une grande soirée organisée à Rome. Il s’y était préparé intensivement pendant des mois. Karim Taquet n’a pas démérité et a décroché le titre de champion du monde de kickboxing lors de la Night of Iron Fighter le 16 novembre.

Le Saint-Ghislainois de 29 ans ne voulait pas laisser passer cette occasion. "J’avais déjà remporté un titre européen au Palais 12 en avril et nous cherchions l’occasion de gagner un titre mondial", confie le champion. "J’avais déjà essayé une première fois il y a quelques mois lors d’un championnat du monde à La Louvière. Sans succès, car j’y ai participé pour remplacer au pied levé un combattant qui s’était désisté. Je n’étais pas assez préparé et je combattais 6 kilos au-dessus de ma catégorie."

Pour Rome, Karim Taquet n’a rien laissé au hasard. "Comme pour chaque combat, il y a eu une grosse préparation avec un régime alimentaire spécifique pour me faire perdre 3 kilos, une hygiène de vie très stricte et des entraînements tous les jours", explique le Saint-Ghislainois.

Une préparation d’autant plus intense qu’elle doit être combinée avec la vie professionnelle déjà bien remplie du champion, ingénieur à Bruxelles. Sans surprise, cette victoire fait la fierté de son club.

Bien connu par tous les amateurs de sports de combat dans la région, Mounir Touirat, avec plus de trois décennies passées sur les rings, a fondé le MK Gym à Colfontaine il y a deux ans. Karim Taquet en est devenu un pilier.

"J’avais rencontré Karim quelques années auparavant alors qu’il voulait faire évoluer sa carrière", rappelle Mounir Touirat. "Aujourd’hui, nous comptons quelque 80 combattants au sein de notre club, Karim me seconde. Sa victoire représente une grande fierté pour nous. Les champions du monde ne courent pas les rues dans la région."

L’entraîneur confirme que dérocher ce titre mondial a demandé beaucoup de travail et de nombreux sacrifices. Mais son poulain avait de quoi répondre aux attentes. "La préparation n’a pas été facile, il fallait travailler le physique, le mental ou encore la technique", poursuit Mounir Touirat. "Mais entraîner un bosseur comme Karim, c’est presque du pain béni."

Le champion n’entend pas se reposer sur ses lauriers à présent. "Je compte poursuivre ma carrière professionnelle en essayant de décrocher d’autres titres mondiaux. Le Glory, c’est mon objectif ultime", conclut Karim Taquet, galvanisé par son expérience romaine.