La piste de l'auto-combustion est privilégiée par les experts.

La thèse accidentelle se confirme. L’incendie qui s’est déclaré ce dimanche matin sur l’ancien site Doosan, dans un hangar de la société Lock’O, n’aurait rien de criminel. C’est en tout cas ce qu’indique le parquet de Mons ce lundi, à la suite du passage des experts et à leurs premières conclusions. La piste de l’auto-combustion des matières stockées, à savoir 8000 mètres cubes de petits morceaux de voitures broyées utilisés dans la rénovation du réseau (auto)routier, semble se confirmer.

Rappelons que l’incendie avait été important. Par endroits, la température était montée à près de 500 degrés. D’épaisses fumées s’étaient dégagées du bâtiment en feu, ce qui avait poussé les services d’intervention et les autorités communales à demander le confinement des habitants d’une cinquantaine d’habitations voisines du site. La mesure, prise par précaution, n’était restée d’application qu’environ une heure.

Toujours est-il que les dégâts restent importants. Une partie de la toiture s’est effondrée et le bardage du hangar, heureusement isolé à l’arrière du site, a été fortement endommagé. Impossible à cette heure-ci de chiffrer les dégâts. Dans le même temps, on apprenait que les matériaux stockés dans ledit hangar n’auraient pas dû l’être : contractuellement, la société Lock’O ne permet en effet pas l’entreposage de matériaux en vrac. Le propriétaire avait déjà rappelé à l’ordre le locataire à ce propos.