Le conseil d'État a condamné la commune de Colfontaine.

Patrick Piérart a désormais l'esprit tranquille. Après 12 ans de longues et diverses procédures judiciaires, l'ancien bourgmestre de Colfontaine peut tourner la page. Le conseil d'État vient en effet de lui donner une nouvelle fois raison en lui octroyant des indemnités, à savoir le remboursement des jetons de présence qu'il aurait dû percevoir en tant que conseiller de police.

Un mandat qui, rappelons-le, lui avait été illégalement retiré par le conseil communal de Colfontaine en juin 2016. “La décision du conseil d'État est tombée bien plus rapidement que ce à quoi je m'attendais. La commune de Colfontaine devra me verser près de 1600 euros, ce qui correspond au montant des jetons de présence non-perçus et à une partie des frais de justice”, explique-t-il.

Si l'ancien élu est allé plaider sa cause devant la plus haute juridiction administrative du pays, ce n'était pas pour intérêt financier. “Il ne s'agissait pas d'argent mais bien d'être reconnu comme victime. En m'accordant cette indemnité, le conseil d'État reconnaît que l'agissement de la commune de Colfontaine à mon égard était illégal. Il était logique pour moi d'aller au bout de mes démarches.”

Désormais blanchi dans tous les dossiers qui le concernaient (parfois sur base d'une prescription), Patrick Piérart a un dernier choix à poser. Aller de l'avant et ne plus entreprendre aucune démarche devant la justice ou, au contraire, boucler la boucle et exiger réparations pour le préjudice subi. À l'époque des premiers dossiers, il avait notamment démissionné de ses fonctions. Ce lundi, ce dernier n'a pas souhaité répondre à la question. Histoire de prendre le temps de la réflexion ?