Après un énième couac dans les collectes de déchets à la suite d’un mouvement de grogne des travailleurs, les élus dourois avaient décidé de remettre sur la table la possibilité de claquer une bonne fois pour toutes la porte de l’intercommunale Hygea. À ce stade, aucune décision n’a finalement été prise. Mais les menaces pourraient être mises à exécution si aucun changement majeur n’est constaté lors des ramassages, trop souvent incomplets et défaillants.

Une discussion "de la dernière chance", si l’on peut dire, sera ainsi lancée lors de la prochaine assemblée générale de l’intercommunale, programmée le 15 décembre prochain. Le bourgmestre de Dour, Carlo Di Antonio, est déterminé à taper du poing sur la table et à exprimer le ras-le-bol de ses concitoyens. "Cela fait des années que cela se passe mal, ce n’est pas nouveau", expliquait-il lors du dernier conseil communal.

"Nous collectionnons les courriers de protestation, les échanges d’e-mails, les photos,… Entre les bouts de rue qui ne sont pas ramassés et les mains rouges apposées sur des sacs pourtant conformes, nous sommes déçus, pour ne pas dire énervés, par le fonctionnement de ce service. Nous en sommes même arrivés à prendre les informations communiquées avec précautions tant celles-ci ont la fâcheuse tendance à changer d’heure en heure."

Pour marquer le coup et lancer un énième signal d’alerte, la majorité douroise a d’ailleurs décidé de voter contre le nouveau plan stratégique d’Hygea, soumis au vote au conseil. "Afin que la situation covid ne puisse pas être utilisée comme une excuse, nous exclurons de nos griefs les problèmes rencontrés depuis le mois de mars. Mais il faut tout de même se rendre compte qu’Hygea est l’intercommunale wallonne qui fonctionne le moins bien alors qu’elle est aussi la plus chère !"

En prenant en comparaison le fonctionnement des intercommunales voisines, le bourgmestre de Dour, appuyé par l’ensemble de la majorité, s’est dit prêt à ouvrir une dernière fois le dialogue. "Il faut une reprise en main de l’intercommunale, une remise en question fondamentale. Dans le cas contraire, nous ne resterons pas.

La balle semble désormais revenir dans le camp de l’intercommunale, régulièrement sous le feu des critiques, à Dour comme à Quaregnon ou plus récemment à Mons.