La structure basée sur le site du Grand-Hornu est en proie à d’importantes difficultés financières.

La mobilisation continue pour venir en aide au Musée des Arts Contemporains (MAC’s), installé au Grand-Hornu. Après un coup de pouce provincial, qui vient d'accepter d’accorder une garantie de bonne fin au musée pour lui permettre d’obtenir un prêt bancaire à long terme de 700 000 euros, c'est la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) qui renouvelle son soutien.

Interrogé sur le sujet par le député Hervé Cornillie (MR), la ministre de la culture Bénédicte Linard (Ecolo) va en tout cas dans ce sens. "La Fédération Wallonie-Bruxelles souhaite accompagner le musée afin de l’aider à sortir la tête hors de l’eau", assure-t-elle. "Ce dernier remplit en effet des missions chères à la Fédération, comme la constitution d’une collection, l’organisation d’expositions, mais aussi l’animation culturelle."

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C'est dans cette optique qu'un audit complet est actuellement réalisé par l’Inspection de la culture. "Il balaye les différents champs pouvant mener à la situation actuelle et causer notamment des difficultés de fonctionnement ou de diversification financière. Le processus est en cours : il s’agit désormais d’être efficace et de tirer les enseignements de l’audit. Nous serons particulièrement attentifs à la question de l’animation culturelle qui est un pan important de l’accessibilité à la culture."

La ministre de la culture en a profité pour préciser l'origine des problèmes du musée hornutois. "À sa création en 2002, il a été soutenu par la province de Hainaut, qui est propriétaire du site, la Région wallonne, la FWB et l’Union européenne. Pour combler son déficit structurel croissant, le musée s’est tourné vers la province pour obtenir une garantie. La question de l’indexation est liée à ce déficit, celle-ci ayant été gelée en raison de l’élaboration d’un plan d’assainissement, nécessaire à l’obtention d’un contrat-programme. Ce plan a été établi au mois de mai dernier, simultanément à l’octroi du contrat-programme."

Ce dernier est établi sur quatre ans et a été élaboré en concertation avec tous les pouvoirs concernés. "Nous comptons nous y tenir", assure explique Denis Gielen, directeur du musée. "Il s’agit d’une feuille de route qui devrait nous permettre de revenir à l’équilibre au terme de quatre années d’effort. Des efforts qui passent entre autre par une réduction du personnel et de petites contractions de l’ensemble des activités."