Borinage

Police et communes collaboreront mieux encore grâce à la mise en place de plateformes zonale et communales.

En matière de sécurité routière, la zone de police boraine se montre proactive depuis de longues années déjà. Cette année, elle franchit encore un pas supplémentaire afin d’intensifier la lutte contre l’insécurité que provoquent certains comportements, notamment la vitesse excessive, les conduites sous influence, les stationnements anarchiques ou encore les conduites agressives.

Pour ce faire, la zone de police a mis sur pied une plateforme zonale dont l’objectif premier sera de réfléchir de manière concertée et coordonnée aux meilleures façons de répondre à la problématique. "Même si nous constatons une baisse du nombre d’accidents avec lésions corporelles (-21,8 % entre 2015 et 2018, NdlR), les chiffres restent trop élevés. La sécurité routière reste la préoccupation première des citoyens", explique Vincent Dascotte, criminologue pour la zone.

Impossible cependant pour la zone de répondre seule à la problématique. "Jusqu’ici, chacun travaillait un peu de son côté. La plateforme a pour objectif de rassembler autour de la table les communes d’une part via les bourgmestres, échevins de la mobilité, directeurs du service mobilité et directeurs généraux, et d’autre part la police via la direction, le service roulage et les responsables des commissariats de proximité." Le SPW, gestionnaire de nombreuses voiries dans la région, sera également associé à la démarche en temps voulu.

"La zone est composée de cinq communes, il est important qu’elles parlent toutes d’une même voix, qu’il s’agisse du placement de radars, de l’organisation de contrôles ou de l’aménagement du territoire", ajoute Bertrand Caroy, responsable du service circulation pour la zone. "Les communes doivent être un partenaire privilégié, nous devons travailler main dans la main et partager nos idées." Une fois la méthodologie en place et les solutions proposées, les communes auront la main.

Les contrôles de police seront intensifiés, les radars placés aux endroits stratégiques, la sécurité aux abords des écoles renforcée. "On sait désormais qui intervient pour analyser et objectiver une situation, on sait qui fait quoi et qui rend compte à qui. Ce sont désormais des solutions durables qui seront proposées et non plus des solutions ponctuelles, ce qui n’est possible que grâce à une approche coordonnée", insiste encore Vincent Dascotte.