La victime avait été blessée par balle au niveau du tibia.

On en sait désormais un peu plus sur les circonstances des faits qui se sont déroulés ce dimanche soir à la rue du Village, à deux pas de la place de Quaregnon. Tout est donc parti d’une altercation entre une automobiliste et un individu qui souhaitait traverser avec une poussette au niveau d’un passage clouté.

Selon le parquet de Mons, ce dernier s’est engagé sur le passage clouté rapidement, provoquant un freinage brutal de la part de l’automobiliste. Des mots ont été échangé et le ton est rapidement monté entre les deux parties. À tel point que le fils de l’automobiliste, qui se trouvait justement non loin de là, a décidé d’intervenir.

"J’étais à vélo, je m’étais arrêté dans une supérette, chez un ami, pour acheter une boisson. J’ai vu que c’était ma mère et un ami qui faisaient l’objet d’insultes", explique Doriano Greco. "C’est vrai que je me suis emporté. J’ai poussé l’homme une première fois, et puis une seconde fois. La poussette est tombée et lorsqu’il s’est relevé, il a couru vers la boutique du cordonnier en disant que j'avais volontairement mis un coup dans la poussette."

Bien connu dans la commune et décrit comme un commerçant particulièrement serviable et sympathique, le cordonnier s’est donc mêlé à l’histoire. "Il nous a menacé, ma mère et moi, il a dit qu’il allait nous tuer. Nous avons vu qu’il avait quelque chose dans sa poche et puisqu'il était menaçant, un ami et moi avons tenté de le maîtriser en l’enlaçant. Le cordonnier a reçu un coup et est tombé au sol. Il a alors tiré à l’aveugle."

Plusieurs coups sont tirés, un fait mouche. Doriano Greco est blessé au tibia. "Le cordonnier a tenté de s’enfuir mais il a été interpellé par des policiers. De mon côté, la balle a touché le tibia et est ressortie au niveau du mollet. J’ai été emmené à l’hôpital, j’ai eu des points de suture mais j’ai pu rentrer chez moi dimanche soir. J’espère ne pas avoir de séquelles."

Pour la victime, tout est donc parti d’une altercation entre un piéton et l’automobiliste. "Le cordonnier n’était initialement pas impliqué. Ma mère a tenté de calmer le jeu et a proposé que tout cela soit réglé à l’amiable. Mais les choses ont dégénéré et des coups de feu ont été tirés." Le cordonnier, né en 1955, a été privé de liberté. Le juge d’instruction doit décider de son inculpation et du chef de l’infraction.