Borinage

Pour l'opposition, il est temps d'à nouveau permettre l'accès aux camions sur ce pont.

La mobilité au cœur de la Cité de l’Ourse n’en finit pas de faire débat. Ce lundi soir, le sujet a en effet été abordé en séance publique du conseil communal à la faveur d’une question de Pascal Baurain, chef de file de l’opposition Osons! Ce dernier a une nouvelle fois interpellé la majorité quant à la traversée de Tertre par les poids lourds et à l’interdiction pour les camions de franchir le pont de Villerot.

Une interdiction prise sous l’échevinat de François Roosens (officiellement remplacé par Rudy Bureau ce lundi) et consécutive à la fermeture en urgence du pont du goulet de la Darse en février dernier. Depuis, circuler dans Saint-Ghislain et ses villages relève pour ainsi dire de l’exploit. Pour l’opposition, il est temps de permettre aux poids lourds de circuler sur le pont de Villerot, puisque ce dernier ne présente aucun signe de fragilité.

"Des blocs ont été posés sur ce pont pour empêcher leur passage mais cette mesure n’a pas de sens, d’autres solutions existent et permettraient de soulager les riverains des centres des villages de Tertre et Villerot, qui subissent un charroi très important", explique Pascal Baurain. Ce dernier propose depuis plusieurs mois la création d’une mini-bretelle de circulation à travers des terrains publics, ce qui permettrait aux usagers de rejoindre la route de Wallonie sans emprunter une véritable épingle à cheveux.

Le conseiller de l’opposition n’en démord pas et estime que les mesures prises jusqu’ici sont insuffisantes, pour ne pas dire dangereuses. "Le ministre compétent (Carlo Di Antonio, NdlR) a confirmé à la ville que des vérifications techniques avaient été entreprises par des experts de la Région wallonne sur ce pont et que l’apaisement était total : il n’y a aucun risque à continuer à faire passer du charroi lourd."

De son côté, le collège a confirmé son souhait de ne pas prendre de risques. Pas question donc de trancher et "de se substituer aux experts." Ce qui ne convainc pas Pascal Baurain. "Le collège fait la sourde oreille en déclarant ceci puisqu’un courrier du ministre lui a été adressé en mai dernier. Il n’est pas question ici de se substituer à qui que ce soit : les analyses sont claires, il ne reste plus qu’à prendre une décision." Notons encore que malgré la pose de blocs de béton pour empêcher le passage des camions, certains conducteurs n'hésitent pas à forcer l'accès...