Borinage

L'administration communale lance une enquête de satisfaction auprès de la population pour éventuellement transposer le projet aux autres cimetières de l'entité.

À chaque commune sa solution pour assurer l’entretien des cimetières depuis l’interdiction d’utiliser des produits phytopharmaceutiques. Si certaines ont décidé de renforcer les effectifs tout au long de l’année, d’autres se sont tournées vers une solution plus naturelle : l’enherbement. En début d’année, la ville de Saint-Ghislain sondait la population et menait une expérience pilote dans les allées du cimetière de Villerot.

Le service plantation avait enherbé les allées avec un gazon auto-régarnissant, ayant la faculté de repousser très vite et de mieux résister au piétinement. A l’époque, via Fluicity, 89% des répondants s’étaient montrés favorables à l’expérience. Aujourd’hui, la ville souhaite confirmer cette tendance et sollicite donc l’opinion de ses citoyens.

"Nous avons attendu la période de la Toussaint pendant laquelle, par définition, il y a plus de monde dans les cimetières, pour relancer l’enquête", explique Daniel Olivier (PS), bourgmestre. Les personnes qui le souhaitaient ont pu donner leur avis à l’entrée du cimetière. Pour ceux qui en ont la possibilité, c’est via la plateforme Fluicity que tout se fera.

Le bourgmestre espère bien sûr obtenir un maximum de retour quant à l’expérience menée à Villerot. "Nous ne pouvons pas préjuger des résultats mais nous espérons que tous ont apprécié le projet, ce qui nous permettrait de l’étendre à l’ensemble des cimetières de l’entité. C’est ce vers quoi il faut aller. Nous avons déjà du personnel mobilisé pour l’entretien des cimetières mais lorsqu’ils sont là, ils ne sont pas le long des routes. Et les alternatives proposées à l’utilisation des produits phyto ne sont pas satisfaisantes."

Pour le maïeur, il s’agit aussi d’implication citoyenne. "Nous voulons de plus en plus solliciter l’avis de nos citoyens vis Fluicity. Nous devons par exemple changer le nom d’une rue du côté de Neufmaison. Pour ce faire, nous prendrons le pouls du côté des riverains concernés afin de savoir ce qu’ils en pensent. Nous voulons aller vers davantage de consultation citoyenne." Une initiative qui ne peut être que saluée.