Les cinq communes du Borinage (Colfontaine, Quaregnon, Frameries, Boussu et Saint-Ghislain) se sont accordées il y a quelques mois sur une volonté commune de lutter contre un nouveau fléau. Celui de la consommation de protoxyde d'azote, plus connu sous le nom de gaz hilarant. Si ces cartouches sont initialement utilisées en tant que gaz propulseur dans les siphons à crème chantilly, les jeunes s'en donnent à cœur joie pour une tout autre fonction.

En inhalant ce gaz incolore mais au goût légèrement sucré, les consommateurs ressentent des sensations de fous rires incontrôlés. De quoi rendre l'utilisation de ces cartouches de plus en plus prisée chez les jeunes. Mais aux dépens de leur santé. La consommation chronique de protoxyde d'azote peut en effet entraîner bon nombre de pathologies dont de graves troubles neurologiques, sans compter les conséquences sur la conduite en voiture.

C'est la raison pour laquelle plusieurs communes belges ont déjà pris des mesures strictes pour réglementer la consommation et la vente de ces cartouches. Le Borinage ne fait pas exception. La Ville de Saint-Ghislain a été la première à acter l'interdiction, au début du mois de juillet. Les autres communes boraines ont embrayé dans la foulée. Frameries était la dernière d'entre elles à ne pas l’avoir encore interdit. C'est désormais chose faite depuis quelques jours.

Comme dans les communes voisines, il est donc désormais interdit de consommer du protoxyde d'azote sur la voie publique à toute heure du jour ou de la nuit. Sa vente est interdite à tous les mineurs mais aussi aux majeurs de 22h à 6h. Par ailleurs, plus aucun débit de boissons ne peut en vendre. "Toute infraction sera passible d'une amende pouvant aller jusqu'à 350 euros", précise la commune de Frameries. "Les services de police sont chargés de faire exécuter cela et peuvent procéder à la saisie et la destruction des cartouches qui seraient trouvées sur la voie publique."